cite chez les espèces plus évoluées. Le carbonate de magnésium, les phosphates et
les silicates ont une importance secondaire. L’absorption de ces matériaux dans
l’eau se fait surtout au niveau de la surface
du manteau et des branchies (chez les
Gastéropodes terrestres, au niveau du pied
et par l’intermédiaire des aliments). La
structure des différentes couches est complexe. On a décrit des cristaux disposés en
colonnes prismatiques, en feuilles et
lamelles croisées. À la différence des premières qui sont plus ou moins obliques ou
perpendiculaires par rapport à la surface
de la coquille, les plaquettes d’aragonite de
la nacre sont disposées en couches très
minces, superposées, parallèles à la surface
et enfouies dans la conchyoline. Chez les
Bivalves, sur la face interne de la coquille,
le mésostracum dépasse de la ligne du
manteau, tandis que l’endostracum
(couche de nacre) occupe toute la surface
à l’intérieur de cette ligne. Coquille et
manteau sont séparés par un espace rempli d’un liquide, sauf en quelques points
de fixation des muscles où ils sont reliés.
La coloration si particulière de la nacre
résulte d’interférences lumineuses.
Croissance et sculpture de la coquille
La coquille des Mollusques ne grandit pas
sans arrêt mais de façon discontinue et
périodiquement. Les couches supérieures
sont produites par des centres de formation situés au bord du manteau, tandis que
la couche interne, en contact avec le manteau, est formée par les différentes parties
de ce dernier. Il en résulte que la croissance
se fait dans deux directions : parallèlement
au bord (croissance en longueur et largeur) et perpendiculairement -à la surface
(croissance en épaisseur). Chez l’animal
jeune, la croissance dans le sens horizontal
est plus rapide que chez l’adulte. Il est possible de reconnaître les différentes
périodes de croissance en examinant les
stries parallèles d’accroissement. Une strie
normale est fine. En certains endroits on
constate que l’activité constructrice s’est
ralentie ou a changé. Le bord de la coquille
peut être plié ou pourvu d’un fort bourrelet qui, au fur et à mesure de la croissance
(chez les Bivalves) prend l’aspect d’une
strie concentrique ou (chez les Gastéropodes) d’une côte axiale ou d’une
« varice » visible à la surface de la coquille.
Les intervalles lisses qui séparent ces
sculptures montrent que pendant l’activité constructrice le bord du manteau
reste en contact étroit avec la coquille. Le
plus souvent toutefois, il possède des plis
qui, pendant la période de croissance
continue, forment des côtes chez les
Bivalves, des bandes spiralées chez les Gastéropodes et, au cours des périodes où la
coquille s’épaissit, des noeuds, des bosses
ou des piquants. Quand les sculptures longitudinales et transversales se combinent,
la surface de la coquille prend un aspect
treillissé.
Chez plusieurs groupes de Gastéropodes (Cypraeidae, Olividae, Marginellidae), les deux lobes du manteau enveloppent la coquille de telle façon qu’ils la
recouvrent presque entièrement. Dans ce
cas, ils produisent aussi à sa surface une
couche d’émail lisse, souvent ornée de dessins colorés. Comme ces lobes palléaux
entourent presque toujours la coquille, ils
empêchent que des sculptures se forment
à sa surface et celle-ci conserve en permanence un aspect brillant et uni (Cypraeidae = Porcelaines).
Coloration
Pendant la croissance de la coquille, une
zone spéciale de l’épithélium palléal accumule dans la couche calcaire (ostracum)
située sous le périostracum des pigments
produits par l’organisme du Mollusque.
La formation de ces pigments dépend
pour partie de l’alimentation. Ce sont des
substances solubles (pyrrole, mélanine,
porphyrine) ou insolubles dans les acides
(chromoprotéines). De même que les
sculptures de la coquille, les dessins qui
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les silicates ont une importance secondaire. L’absorption de ces matériaux dans
l’eau se fait surtout au niveau de la surface
du manteau et des branchies (chez les
Gastéropodes terrestres, au niveau du pied
et par l’intermédiaire des aliments). La
structure des différentes couches est complexe. On a décrit des cristaux disposés en
colonnes prismatiques, en feuilles et
lamelles croisées. À la différence des premières qui sont plus ou moins obliques ou
perpendiculaires par rapport à la surface
de la coquille, les plaquettes d’aragonite de
la nacre sont disposées en couches très
minces, superposées, parallèles à la surface
et enfouies dans la conchyoline. Chez les
Bivalves, sur la face interne de la coquille,
le mésostracum dépasse de la ligne du
manteau, tandis que l’endostracum
(couche de nacre) occupe toute la surface
à l’intérieur de cette ligne. Coquille et
manteau sont séparés par un espace rempli d’un liquide, sauf en quelques points
de fixation des muscles où ils sont reliés.
La coloration si particulière de la nacre
résulte d’interférences lumineuses.
Croissance et sculpture de la coquille
La coquille des Mollusques ne grandit pas
sans arrêt mais de façon discontinue et
périodiquement. Les couches supérieures
sont produites par des centres de formation situés au bord du manteau, tandis que
la couche interne, en contact avec le manteau, est formée par les différentes parties
de ce dernier. Il en résulte que la croissance
se fait dans deux directions : parallèlement
au bord (croissance en longueur et largeur) et perpendiculairement -à la surface
(croissance en épaisseur). Chez l’animal
jeune, la croissance dans le sens horizontal
est plus rapide que chez l’adulte. Il est possible de reconnaître les différentes
périodes de croissance en examinant les
stries parallèles d’accroissement. Une strie
normale est fine. En certains endroits on
constate que l’activité constructrice s’est
ralentie ou a changé. Le bord de la coquille
peut être plié ou pourvu d’un fort bourrelet qui, au fur et à mesure de la croissance
(chez les Bivalves) prend l’aspect d’une
strie concentrique ou (chez les Gastéropodes) d’une côte axiale ou d’une
« varice » visible à la surface de la coquille.
Les intervalles lisses qui séparent ces
sculptures montrent que pendant l’activité constructrice le bord du manteau
reste en contact étroit avec la coquille. Le
plus souvent toutefois, il possède des plis
qui, pendant la période de croissance
continue, forment des côtes chez les
Bivalves, des bandes spiralées chez les Gastéropodes et, au cours des périodes où la
coquille s’épaissit, des noeuds, des bosses
ou des piquants. Quand les sculptures longitudinales et transversales se combinent,
la surface de la coquille prend un aspect
treillissé.
Chez plusieurs groupes de Gastéropodes (Cypraeidae, Olividae, Marginellidae), les deux lobes du manteau enveloppent la coquille de telle façon qu’ils la
recouvrent presque entièrement. Dans ce
cas, ils produisent aussi à sa surface une
couche d’émail lisse, souvent ornée de dessins colorés. Comme ces lobes palléaux
entourent presque toujours la coquille, ils
empêchent que des sculptures se forment
à sa surface et celle-ci conserve en permanence un aspect brillant et uni (Cypraeidae = Porcelaines).
Coloration
Pendant la croissance de la coquille, une
zone spéciale de l’épithélium palléal accumule dans la couche calcaire (ostracum)
située sous le périostracum des pigments
produits par l’organisme du Mollusque.
La formation de ces pigments dépend
pour partie de l’alimentation. Ce sont des
substances solubles (pyrrole, mélanine,
porphyrine) ou insolubles dans les acides
(chromoprotéines). De même que les
sculptures de la coquille, les dessins qui
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