Mitra fusca. En 1844, Reeve, croyant
quelle provenait des îles Canaries, décrivit
comme Mitra fusca une espèce de là-bas,
que Gmelin avait déjà décrite en 1791 sous
le nom de Voluta nigra. Les auteurs ultérieurs utilisèrent la description de Reeve
de cette Voluta nigra des îles Canaries, qui
a aujourd’hui pour synonyme Mitra fusca
auct. ou Mitra fusca Reeve 1844 [non
Swainson 1824],
Il existe une limitation à la règle de
priorité, quand il s’agit d’un nom qui, en
tant que plus vieux synonyme, est resté
inutilisé pendant plus de cinquante ans
dans la littérature zoologique. Ce nom
doit être considéré comme nomen oblitum
(nom oublié) et ne doit plus être employé
à la place d’un synonyme plus jeune et
d’usage courant.
On qualifie de nomen nudum (lat.
nudus, nu) ou de nomen dubium (lat.
dubius, douteux, incertain) les noms qui,
soit ne correspondent pas aux règles de
nomenclature, soit ne peuvent être attribués avec certitude à un taxon déterminé.
Homonymie
(Du grec homos, identique). Identité de
deux noms qui se prononcent de la même
façon tout en ayant des sens différents.
C’est le cas des noms de plusieurs espèces
faisant partie d’un même genre; le nom le
plus récent doit alors toujours être remplacé par le plus proche dans la synonymie. Exemple : Linné décrivit en 1771 une
espèce sous le nom de Buccinum monde;
en 1834, Kiener donna le même nom à
une autre espèce qui, actuellement, figure
dans la liste des synonymes comme Buccinum monde Kiener 1834 (et non pas
Linné 1771). L’espèce décrite par Kiener
s’appelle aujourd’hui Nassarius (Niotha)
distortus (A. Adams 1852).
Selon la date de publication, on fait une
distinction entre un homonyme plus
ancien (date de publication antérieure) et
un homonyme plus récent (date de publication plus récente). On distingue aussi
des homonymes primaires et secondaires.
Les homonymes primaires sont des noms
d’espèce identiques, quand au moment de
la publication ils ont été proposés avec le
même nom de genre. On parle d’homonymes secondaires quand à l’origine (au
moment de la publication), des espèces de
même nom décrites dans des genres différents, ont été déplacées ultérieurement -
secondairement - et classées dans le
même genre ou quand les genres différents ont été regroupés en un seul genre.
Si un nom est reconnu comme homonyme le plus récent, son utilisation n’est
plus autorisée.
Tautonymie
(Du grec to auto, contracté en tauto, le
même). Il y a tautonymie quand le nom
d’espèce est identique au nom de genre.
Les noms de familles aussi sont formés par
tautonymie avec le nom du genre type, en
ajoutant le suffixe -idae à la racine du nom
de genre. Exemples : Melongena melongena; Fragum (Fragum) fragum; Buccinum
- Buccinidae.
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quelle provenait des îles Canaries, décrivit
comme Mitra fusca une espèce de là-bas,
que Gmelin avait déjà décrite en 1791 sous
le nom de Voluta nigra. Les auteurs ultérieurs utilisèrent la description de Reeve
de cette Voluta nigra des îles Canaries, qui
a aujourd’hui pour synonyme Mitra fusca
auct. ou Mitra fusca Reeve 1844 [non
Swainson 1824],
Il existe une limitation à la règle de
priorité, quand il s’agit d’un nom qui, en
tant que plus vieux synonyme, est resté
inutilisé pendant plus de cinquante ans
dans la littérature zoologique. Ce nom
doit être considéré comme nomen oblitum
(nom oublié) et ne doit plus être employé
à la place d’un synonyme plus jeune et
d’usage courant.
On qualifie de nomen nudum (lat.
nudus, nu) ou de nomen dubium (lat.
dubius, douteux, incertain) les noms qui,
soit ne correspondent pas aux règles de
nomenclature, soit ne peuvent être attribués avec certitude à un taxon déterminé.
Homonymie
(Du grec homos, identique). Identité de
deux noms qui se prononcent de la même
façon tout en ayant des sens différents.
C’est le cas des noms de plusieurs espèces
faisant partie d’un même genre; le nom le
plus récent doit alors toujours être remplacé par le plus proche dans la synonymie. Exemple : Linné décrivit en 1771 une
espèce sous le nom de Buccinum monde;
en 1834, Kiener donna le même nom à
une autre espèce qui, actuellement, figure
dans la liste des synonymes comme Buccinum monde Kiener 1834 (et non pas
Linné 1771). L’espèce décrite par Kiener
s’appelle aujourd’hui Nassarius (Niotha)
distortus (A. Adams 1852).
Selon la date de publication, on fait une
distinction entre un homonyme plus
ancien (date de publication antérieure) et
un homonyme plus récent (date de publication plus récente). On distingue aussi
des homonymes primaires et secondaires.
Les homonymes primaires sont des noms
d’espèce identiques, quand au moment de
la publication ils ont été proposés avec le
même nom de genre. On parle d’homonymes secondaires quand à l’origine (au
moment de la publication), des espèces de
même nom décrites dans des genres différents, ont été déplacées ultérieurement -
secondairement - et classées dans le
même genre ou quand les genres différents ont été regroupés en un seul genre.
Si un nom est reconnu comme homonyme le plus récent, son utilisation n’est
plus autorisée.
Tautonymie
(Du grec to auto, contracté en tauto, le
même). Il y a tautonymie quand le nom
d’espèce est identique au nom de genre.
Les noms de familles aussi sont formés par
tautonymie avec le nom du genre type, en
ajoutant le suffixe -idae à la racine du nom
de genre. Exemples : Melongena melongena; Fragum (Fragum) fragum; Buccinum
- Buccinidae.
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