la désinence -inae. Exemple : Muricinae,
les noms de tribus avec -ini, exemple :
Trochini.
La «tribu» (du lat. tribus, région, circonscription [à l’origine, dans la Rome
antique, une subdivision de la population,
servant de base au recensement et à la
structure politique]) est une catégorie du
niveau de la famille, subordonnée à la
sous-famille.
Les instructions ou recommandations
de la Commission internationale de
nomenclature ne vont pas au-delà de la
super-famille (suffixe -oidea) — aussi bien
pour l’observation de la «priorité» (voir
ci-dessous) que pour l’uniformisation de
la graphie.
Noms des catégories supérieures
Dans la classification supérieure, les règles
de nomenclature et de priorité n’ont pas
cours et les systématiciens peuvent librement choisir de placer une même unité
systématique (taxon) à un niveau supérieur ou inférieur (par exemple utiliser des
super-ordres comme ordres ou comme
sous-classes et l’inverse). Avec le temps et
les changements dans la classification, des
décalages répétés se sont produits dans le
système et des appellations sont apparues
qui, dès l’origine, n’avaient aucun rapport
établi avec une catégorie quelconque et ne
permettaient pas de savoir s’il s’agissait du
nom d’un «sous-ordre», d’un «ordre»,
d’un «super-ordre» ou d’une «sousclasse». Exemples : Aplacophora (classe),
Chaetodermomorpha (sous-classe), Neoloricata (ordre).
En outre, pour caractériser les catégories ordre et sous-ordre, on utilise aussi
des suffixes - par exemple -oidei, -oinei -
qui présentent des difficultés de prononciation et pas seulement aux lecteurs non
latinistes (Onchidioidei, Clausilioinei).
Les Russes et d autres auteurs modernes
ont fait le choix, largement accepté, de
prendre le suffixe le plus court et le plus
facile à retenir, soit -ida (au lieu de -aida)
pour les ordres et -ina pour les sousordres (graphie également utilisée dans cet
ouvrage).
L’élimination du «o» dans les suffixes
traditionnels est une tendance qui s’exprime aussi par la proposition de supprimer ce «o» également dans le suffixe
-oidea des super-familles et d’écrire simplement -idea au lieu de -oidea - « Patellidea» au lieu de Patelloidea.
La règle de priorité
Selon les règles internationales en vigueur
(v. plus haut), le seul nom valable pour
une espèce est celui qui a été donné en
accord avec la règle de priorité. L’auteur
d’un nom scientifique est celui qui, le premier, a publié ce nom en décrivant l’espèce. Les noms antérieurs à 1758 (année
de parution de la dixième édition du Systema Naturae de Linné) ne sont pas
valables; il en est de même de ceux qui,
proposés plus récemment, ne répondent
pas aux critères de la nomenclature
binaire.
Le nom de l’auteur est placé après le
nom de l’espèce, souvent en capitales, et il
est fréquemment abrégé. En général, on
indique l’année de la description, précédée
ou non d’une virgule. Exemple : Haliotis
tuberculata Linné 1758.
Si, à l’occasion d’une révision ultérieure
de la classification, une espèce se trouve
transférée (pour quelque raison que ce
soit) d’un genre à l’autre, on laisse le nom
de l’auteur après le nom d’espèce, mais
pour indiquer le changement on le met
entre parenthèses. Exemple : Cassis cornuta (Linné 1758), primitivement : Buccinum cornutum Linné 1758; Vasum armatum (Broderip 1833), primitivement :
Turbinella armata Broderip 1833.
Type, holotype, paratype,
syntype et lectotype
Au moment où il décrit une nouvelle
espèce, l’auteur choisit dans la série des
spécimens qui se trouvent à sa disposition
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