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GÉOCHIMIE MARINE
Figure 2.21. Domaine de stabilité fer en fonction du pH.
La solubilité de Fe est minimale dans la gamme de pH de l’eau de mer. Modifié d’après
Millero, 1998.
Fe
= 10’20-7 (1 + 10'2,43+8 + 10-7’12+16 + 10'12’32+24 + 10-21>6+32)
total
v
____
= 1O-20’7 (1 + 10+5-57 + 10 +8>88 +(fo+11’j)+ 10+10>4)
= 1,0 x 10'9 mol.kg1
espèce majoritaire
Ce qui est proche des valeurs mesurées dans l’eau de mer. On voit que la formation de
complexes stabilise le Fe (III) en solution.
La limitation de la solubilité de Fe par la précipitation d’hydroxydes de fer solides
explique pourquoi ce métal, qui est le deuxième métal le plus abondant de la croûte terrestre,
est en revanche extrêmement appauvri dans l’océan. Cela peut en faire un élément limitant de l’activité biologique. Pour faire face à d’éventuelles carences, les algues ont élaboré
différentes stratégies. L’une d’entre elles consiste à produire des sidérophores qui sont des
molécules ayant une très forte affinité pour le Fe(III) et qui, en le complexant, assurent sa
mise en solution (Exercice d’approfondissement 7). Des progrès importants ont été faits
sur la géochimie des métaux en traces et leur interaction avec les particules marines grâce à
l’étude des isotopes du thorium qui sera détaillée au chapitre 8.
De nombreuses questions en suspens...
L'ne des limitations inhérentes aux traceurs chimiques est qu’à quelques exceptions près,
la mesure de leur concentration ne renseigne ni sur leur origine, ni sur leur flux. En effet,
comment savoir si à un instant donné l’azote utilisé par le phytoplancton provient des stocks
d azote recyclé dans l’eau de mer ou de la fixation de N2 provenant de l’atmosphère par des
bactéries ' Comment déterminer le flux de CO, réellement absorbé par le phytoplancton
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