L’HISTOIRE DE L’OCÉAN ET L’ÉVOLUTION DU CLIMAT
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de température induite ne sera pas homogène à la surface de la Terre. Elle sera généralement plus forte sur les continents que sur l’océan dont l’inertie est liée au mélange avec
l’océan profond. L’océan Arctique est une exception à la règle, car la fonte de la banquise
(surface réfléchissant la lumière), remplacée par l’eau libre (surface absorbant la lumière),
entraînera un réchauffement accéléré de cet océan (+ 6,5 °C dans l’océan Arctique pour un
réchauffement moyen à la surface de la Terre de 1,8 °C dans le scénario A1B par exemple).
z Quelles sont les conséquences prévisibles de cette augmentation ?
1) Dans l’atmosphère, l’augmentation de l’humidité et de la température doit favoriser
les phénomènes violents de type cyclone aux basses latitudes ou tempêtes aux latitudes
moyennes. Aux hautes latitudes, l’augmentation de température globale et l’augmentation de l’humidité dans l’air qui en découle doivent conduire à une augmentation des
précipitations.
2) Dans un premier temps, cette augmentation des précipitations peut entraîner une augmentation du volume des calottes polaires. Dans un second temps, l’augmentation de la
température doit conduire à une fonte accélérée des calottes et à une diminution de leur
taille. L’observation des calottes polaires par les satellites indique que la calotte ouestantarctique subit une fonte accélérée alors que la partie est de l’Antarctique gagne un
peu de masse grâce à un excès de précipitations. Quant au Groenland, la fonte accélérée
de la glace dans les zones côtières n’est pas compensée par la légère augmentation de la
masse due aux précipitations au centre du continent (Cazenave et al., 2008).
3) L’effet de la dilatation thermique de l’eau de mer et la fonte des calottes polaires doivent
produire une augmentation du niveau de la mer. À l’horizon 2100 et sur la base du
scénario A2 (IPCC, 2007), on prévoit de + 23 à + 51 cm par rapport à la moyenne 19801999, soit +2,1 à +4,6 mm par an, ce qui est peu par rapport au +10 à +40 mm par an
de la dernière déglaciation. Dans un pays comme le Bengladesh où à peine 10 /o du territoire se trouvent à plus de 1 m au dessus du niveau la mer, l’effet de l’élévation du niveau
moyen de la mer est amplifié avec l’affaissement du delta du Gange et du Bramapoutre.
Outre l’augmentation du niveau moyen de la mer, l’augmentation prévue des événements extrêmes comme les tempêtes tropicales et des cyclones (dont la formation est
directement due à l’augmentation de la température de l’eau de surface dans le Golfe
du Bengale) posera des problèmes accrus d’inondations et d érosion des côtes (Karim et
Mimura, 2008).
Les satellites altimétriques montrent que sur les 15 dernières années, le niveau de la m
a augmenté en moyenne de 3,1 mm par an (Figure 11.19). Alors que l’augmentation du
niveau de la mer était due essentiellement à la dilatation thermique jusqu en 2003, la co
bution de la fonte des calottes de glace continentales représenterait 85 /« de cette
aujourd’hui.
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