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GÉOCHIMIE MARINE
Figure 11.18. Évolution des émissions de gaz à effet de serre et de l’évolution
des températures jusqu’à 2100 pour certains scénarios de l’IPCC.
À gauche : les gaz à effet de serre pris en compte sont CO2, le CH4, le N2O et les gaz
fluorés. Scénario A2 : monde avec une croissance démographique forte et peu de technologies nouvelles pour réduire les gaz à effet de serre (on continue sur notre lancée actuelle).
Scénario A1B : développement économique rapide avec un pic de population au milieu du
xxie siècle et une introduction rapide de technologies efficaces avec une utilisation équilibrée de toutes les sources d’énergies. Scénario B2 : monde gardant une population et
un développement économique modérés avec des solutions locales aux changements
économiques, sociaux et environnementaux. À droite : les courbes en trait plein correspondent aux moyennes mondiales multimodèle du réchauffement en surface des scénarios
du XXe siècle. Ces projections intègrent les émissions de GES et d’aérosols de courte durée
de vie. Inertie à composition constante : évolution de la température simulée en maintenant
artificiellement les concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre aux niveaux
de 2000.Tous les écarts de température sont calculés par rapport à 1980-1999. Modifié
d’après IPCC, 2007.
âge glaciaire. Cet épisode froid qui s’étend du xvic siècle jusqu’au milieu du xixe siècle est
probablement dû à une période de faible activité solaire (observée dès 1610 par Galilée). Au
cours du petit âge glaciaire, le minimum de Maunder est une période d’activité solaire très
faible qui, paradoxalement, correspond au règne de Louis XIV... le roi Soleil ! Cependant,
cette estimation ne tient pas compte des effets induits : la première d’entre elles est qu’une
augmentation de la température induit une augmentation de l’évaporation de l’eau, de la
fonte des glaces et de l’humidité de l’air. Cette augmentation a divers effets : 1) l’eau est un
gaz à effet de serre, si bien que l’augmentation de la teneur en eau provoque un réchauffement supplémentaire ; 2) la fonte de la glace diminue l’albédo de la Terre, ce qui favorise
son réchauffement ; 3) l’augmentation de l’humidité favorise la formation de nuages qui,
nous 1 avons vu, peuvent avoir des effets variables selon qu’ils sont bas ou en altitude. L’effet
net des nuages est mal contraint. Cependant quand on tient compte de tous ces effets et de
leurs incertitudes, tous les modèles prédisent une augmentation de la température moyenne
de la Ferre allant de 2 à 5 °C. Cette augmentation est importante, puisque le refroidissement moyen lors du dernier maximum glaciaire a été de l’ordre de 4 à 5 °C. La variation
GÉOCHIMIE MARINE
Figure 11.18. Évolution des émissions de gaz à effet de serre et de l’évolution
des températures jusqu’à 2100 pour certains scénarios de l’IPCC.
À gauche : les gaz à effet de serre pris en compte sont CO2, le CH4, le N2O et les gaz
fluorés. Scénario A2 : monde avec une croissance démographique forte et peu de technologies nouvelles pour réduire les gaz à effet de serre (on continue sur notre lancée actuelle).
Scénario A1B : développement économique rapide avec un pic de population au milieu du
xxie siècle et une introduction rapide de technologies efficaces avec une utilisation équilibrée de toutes les sources d’énergies. Scénario B2 : monde gardant une population et
un développement économique modérés avec des solutions locales aux changements
économiques, sociaux et environnementaux. À droite : les courbes en trait plein correspondent aux moyennes mondiales multimodèle du réchauffement en surface des scénarios
du XXe siècle. Ces projections intègrent les émissions de GES et d’aérosols de courte durée
de vie. Inertie à composition constante : évolution de la température simulée en maintenant
artificiellement les concentrations atmosphériques des gaz à effet de serre aux niveaux
de 2000.Tous les écarts de température sont calculés par rapport à 1980-1999. Modifié
d’après IPCC, 2007.
âge glaciaire. Cet épisode froid qui s’étend du xvic siècle jusqu’au milieu du xixe siècle est
probablement dû à une période de faible activité solaire (observée dès 1610 par Galilée). Au
cours du petit âge glaciaire, le minimum de Maunder est une période d’activité solaire très
faible qui, paradoxalement, correspond au règne de Louis XIV... le roi Soleil ! Cependant,
cette estimation ne tient pas compte des effets induits : la première d’entre elles est qu’une
augmentation de la température induit une augmentation de l’évaporation de l’eau, de la
fonte des glaces et de l’humidité de l’air. Cette augmentation a divers effets : 1) l’eau est un
gaz à effet de serre, si bien que l’augmentation de la teneur en eau provoque un réchauffement supplémentaire ; 2) la fonte de la glace diminue l’albédo de la Terre, ce qui favorise
son réchauffement ; 3) l’augmentation de l’humidité favorise la formation de nuages qui,
nous 1 avons vu, peuvent avoir des effets variables selon qu’ils sont bas ou en altitude. L’effet
net des nuages est mal contraint. Cependant quand on tient compte de tous ces effets et de
leurs incertitudes, tous les modèles prédisent une augmentation de la température moyenne
de la Ferre allant de 2 à 5 °C. Cette augmentation est importante, puisque le refroidissement moyen lors du dernier maximum glaciaire a été de l’ordre de 4 à 5 °C. La variation
