QUELQUES BASES D’OCÉANOGRAPHIE DESCRIPTIVE ET PHYSIQUE
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Figure 1.6. Répartition de la température (échelle de couleurs) et de l’anomalie de densité
potentielle (isoligne blanche) sur une section méridionale de l’océan Atlantique.
Le fort décalage entre température et densité autour de 1 000 m de profondeur est lié à la présence d’eau méditerranéenne chaude, mais salée et donc relativement dense. L’échelle verticale
est limitée aux 2 000 premiers mètres. Figure tracée avec Océan Data View à partir de la base de
donnée e-WOCE : http://odv.awi.de/. Voir cahier couleur hors-texte p. IV.
pas nécessairement horizontales). Au contraire, les déplacements le long de surfaces isopycnes sont faciles, car ils ne nécessitent pas d’affronter la force d’Archimède, si bien que les
surfaces isopycnes sont des surfaces préférentielles de déplacement de l’eau. Sur une section
méridionale de l’océan Atlantique (Figure 1.6), on note la forte correspondance entre les
isothermes et les isopycnes notamment sur les 500 premiers mètres (thermocline).
Aux basses latitudes, des isopycnes rapprochées marquent une forte thermocline. Aux
hautes latitudes, au contraire, la densité varie très peu avec la profondeur (les eaux de surface
sont déjà froides et denses) et la thermocline est très peu marquée. Il est fondamental
de noter que les isopycnes sont fréquemment inclinées et qu’elles forment aux basses et
moyennes latitudes une structure en pelures d’oignon (nous verrons pourquoi dans la suite
du chapitre). Ainsi, en se déplaçant le long d’une isopycne, un volume d’eau peut changer de
profondeur sans difficulté.
1.4. Les principales masses d’eau
En océanographie, la température et la salinité servent de véritable carte d’identité de
l’eau de mer. Nous avons vu plus haut comment se modifie la salinité de l’eau de mer à la
surface de l’océan. De même, toujours à la surface, la température de l’eau de mer peut être
modifiée par contact avec l’air, par évaporation ou par rayonnement (réchauffement par
absorption de la lumière solaire ou des infrarouges, refroidissement par émission d’infrarouges). L’affleurement en surface d’une eau du fait de la circulation océanique permet
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