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GÉOCHIMIE MARINE
Figure 9.9. Fragmentation d’un agrégat de neige marine par un euphosiacé.
Modifié d’après Dilling et Alldredge, 2000.
leur chemin. À l’inverse, des grosses particules se désagrègent : les plus fragiles d’entre elles
comme la neige marine peuvent être brisées par la turbulence du courant. Les pelotes fécales
peuvent, elles, être détruites par des animaux qui les mangent (Figure 9.9) puis reformées
par les mêmes animaux.
9.4. La chute des particules
Comment, au cours d’une campagne en mer, comparer la production primaire mesurée
en surface avec des particules collectées à 1 000 ou 2 000 m de profondeur quand ces dernières sont peut-être déjà âgées de plusieurs semaines ? La vitesse de chute des particules est
alors le paramètre critique qui détermine le degré de (dé)couplage entre l’océan de surface
et les eaux profondes. Une chute rapide entraîne un couplage important tout en favorisant
la préservation de la matière organique contre la reminéralisation. Elle limite également le
transport horizontal des particules par les courants, car les particules collectées dans un piège
n ont pas nécessairement été produites à sa verticale (Exercice d’approfondissement 2).
La loi de Stockes donne la vitesse de chute w d’une particule sphérique en supposant
que 1 accélération de la gravité est compensée par le frottement de la particule sur l’eau.
% = 2gx(pp-pe)/(9r])xr2
(9.3)
°ù g (9,81 m.s ) est 1 accélération de la gravité, pp et pc la densité de la particule et de l’eau,
i] la viscosité cinématique de l’eau et r le rayon de la particule.
Exercice d’application : les particules de la mer Baltique (Neretin et al., 2003)
Dans les eaux de surface de la mer baltique, il y a une formation importante de particules
xsdes de manganèse (MnO2). L’observation de ces particules au microscope électronique
revele que 90 % des particules de MnO2 ont un diamètre de l’ordre de 3,5 um alors que les
10 % restants ont un diamètre de l’ordre de 8,5 pm.
Quelles sont les vitesses de chute des deux types de particules et leurs contributions respectives au flux vertical de MnO, ?
GÉOCHIMIE MARINE
Figure 9.9. Fragmentation d’un agrégat de neige marine par un euphosiacé.
Modifié d’après Dilling et Alldredge, 2000.
leur chemin. À l’inverse, des grosses particules se désagrègent : les plus fragiles d’entre elles
comme la neige marine peuvent être brisées par la turbulence du courant. Les pelotes fécales
peuvent, elles, être détruites par des animaux qui les mangent (Figure 9.9) puis reformées
par les mêmes animaux.
9.4. La chute des particules
Comment, au cours d’une campagne en mer, comparer la production primaire mesurée
en surface avec des particules collectées à 1 000 ou 2 000 m de profondeur quand ces dernières sont peut-être déjà âgées de plusieurs semaines ? La vitesse de chute des particules est
alors le paramètre critique qui détermine le degré de (dé)couplage entre l’océan de surface
et les eaux profondes. Une chute rapide entraîne un couplage important tout en favorisant
la préservation de la matière organique contre la reminéralisation. Elle limite également le
transport horizontal des particules par les courants, car les particules collectées dans un piège
n ont pas nécessairement été produites à sa verticale (Exercice d’approfondissement 2).
La loi de Stockes donne la vitesse de chute w d’une particule sphérique en supposant
que 1 accélération de la gravité est compensée par le frottement de la particule sur l’eau.
% = 2gx(pp-pe)/(9r])xr2
(9.3)
°ù g (9,81 m.s ) est 1 accélération de la gravité, pp et pc la densité de la particule et de l’eau,
i] la viscosité cinématique de l’eau et r le rayon de la particule.
Exercice d’application : les particules de la mer Baltique (Neretin et al., 2003)
Dans les eaux de surface de la mer baltique, il y a une formation importante de particules
xsdes de manganèse (MnO2). L’observation de ces particules au microscope électronique
revele que 90 % des particules de MnO2 ont un diamètre de l’ordre de 3,5 um alors que les
10 % restants ont un diamètre de l’ordre de 8,5 pm.
Quelles sont les vitesses de chute des deux types de particules et leurs contributions respectives au flux vertical de MnO, ?
