LE PETIT MONDE DES PARTICULES MARINES
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également des fortes concentrations en particules dans la couche néphéloïde de fond
dans laquelle règne de forts courants. Enfin, des particules peuvent être transportées
latéralement depuis les zones de plateau ou de pente dans des couches néphéloïdes intermédiaires ;
- les grosses particules (Figure 9.8) ont elles des vitesses de chute très élevées, de l’ordre
de 100 à 1 000 m par jour. Ces particules constituent donc l’essentiel du flux de matière
qui chute vers le fond et qui est collecté par les pièges à particules. N’ayant pas le temps
de s’accumuler, elles ne représentent que de l’ordre de 1 % du stock de matière particulaire dans la colonne d’eau. Leur abondance est également beaucoup plus variable dans
l’espace et dans le temps que celle des petites particules. Comme on peut s’y attendre,
il existe une bonne corrélation entre l’abondance des grosses particules dans la colonne
d’eau mesurée par profileur vidéo et le flux de masse collecté dans les pièges à particules
(Figure 9.8). Cependant, toutes les « particules » observées par profileur vidéo ne chutent
pas systématiquement : une partie du zooplancton passe la journée en profondeur à l'abri
des prédateurs et remonte la nuit en surface pour se nourrir.
Les petites particules et les grosses particules ne sont pas des compartiments isolés (Figure 9.1). Les petites particules sont agrégées les unes aux autres par les animaux
filtreurs qui broutent le phytoplancton et produisent des pelotes fécales. Les algues comme
les diatomées exsudent des molécules organiques qui permettent le collage des particules
entre elles et provoquent la formation d’agrégats (Figure 9.6). Au cours de leur chute, les
grosses particules balayent et entraînent avec elles les particules plus lentes se trouvant sur
Figure 9.8. Abondance et flux
des grosses
particules
en
Méditerranée (site
DYFAMED
situé au large de Nice).
A) Évolution du poids sec de particules mesuré par vidéoprofileur.
B) Comparaison du stock de particules intégré entre 0 et 1000 m
(vidéoprofileur) et le flux collecté à
00 m par un piège à particules.
?n°no d après Sternrnann et al.,
Poids sec intégré
(g.cnr2)
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également des fortes concentrations en particules dans la couche néphéloïde de fond
dans laquelle règne de forts courants. Enfin, des particules peuvent être transportées
latéralement depuis les zones de plateau ou de pente dans des couches néphéloïdes intermédiaires ;
- les grosses particules (Figure 9.8) ont elles des vitesses de chute très élevées, de l’ordre
de 100 à 1 000 m par jour. Ces particules constituent donc l’essentiel du flux de matière
qui chute vers le fond et qui est collecté par les pièges à particules. N’ayant pas le temps
de s’accumuler, elles ne représentent que de l’ordre de 1 % du stock de matière particulaire dans la colonne d’eau. Leur abondance est également beaucoup plus variable dans
l’espace et dans le temps que celle des petites particules. Comme on peut s’y attendre,
il existe une bonne corrélation entre l’abondance des grosses particules dans la colonne
d’eau mesurée par profileur vidéo et le flux de masse collecté dans les pièges à particules
(Figure 9.8). Cependant, toutes les « particules » observées par profileur vidéo ne chutent
pas systématiquement : une partie du zooplancton passe la journée en profondeur à l'abri
des prédateurs et remonte la nuit en surface pour se nourrir.
Les petites particules et les grosses particules ne sont pas des compartiments isolés (Figure 9.1). Les petites particules sont agrégées les unes aux autres par les animaux
filtreurs qui broutent le phytoplancton et produisent des pelotes fécales. Les algues comme
les diatomées exsudent des molécules organiques qui permettent le collage des particules
entre elles et provoquent la formation d’agrégats (Figure 9.6). Au cours de leur chute, les
grosses particules balayent et entraînent avec elles les particules plus lentes se trouvant sur
Figure 9.8. Abondance et flux
des grosses
particules
en
Méditerranée (site
DYFAMED
situé au large de Nice).
A) Évolution du poids sec de particules mesuré par vidéoprofileur.
B) Comparaison du stock de particules intégré entre 0 et 1000 m
(vidéoprofileur) et le flux collecté à
00 m par un piège à particules.
?n°no d après Sternrnann et al.,
Poids sec intégré
(g.cnr2)
