permanentes (Bechar, Igli, Taghit, Béni Abbés, Kerzaz) permettent le
maintien d'une faune de vertébrés aquatiques abondante (Poissons,
Batraciens). Celle-ci constitue une réserve alimentaire pour une
importante population d'oiseaux (Ardéidés, Anatidés, Limicoles). On y a
même signalé la présence de loutres, sans doute entraînées des montagnes
par les crues du Guir.
Nous rattachons au bassin de la Saoura, les sources et autres points
d'eau de cette région :
- Sources de Figuig : sources artésiennes jaillissant à 30° C.
- Foggaras : galeries de captage de la nappe, creusées dans le
plateau et drainant les eaux souvent à plusieurs dizaines de kilomètres de
l'oasis. Ces galeries constituent des biotopes très particuliers (obscurs,
tièdes, humides) où se sont réfugiées de nombreuses espèces, en particulier
les Barbeaux d'Antinori que l'on a longtemps considéré comme une espèce
typique des foggaras. En fait, sa distribution montre qu'il s'agit d'une
espèce propagée par le réseau de la Saoura et réfugiée secondairement
dans les foggaras (Timimoun, Béni Ounif, Moghrar Tahtani, Aoulef,
Adrar, etc...).
Bassin de l'Igharghar :
Cet immense bassin fluvial occupe la plus grande partie du Sahara
Est-Algérien et Sud Tunisien.
A l'Atérien, son niveau de base était le lac d'Ouargla, c'est-à-dire la
zone de basses terres jalonnée par les Sebkha d'Ouargla, Melghir,
Merouane, Djerid, etc...
Un important réseau fluvial débouche dans cette cuvette. La pièce
maîtresse en était autrefois l'oued Igharghar qui, issu du Tassili n'Ajjer et
de l'Ahaggar, drainait aussi les eaux du Tademaït oriental et de la
Hammada de Tinghert. Ce réseau, aujourd'hui fossile, ne coule plus que
sur de brefs tronçons et une grande partie en est ensevelie sous les sables de
l'Erg Oriental (Gautier, 1950). Le bassin de l'Igharghar est cependant
encore aujourd'hui celui où les eaux permanentes sont les plus abondantes
et celui qui recèle le maximum de vie aquatique.
Les collections d’eau de ce bassin ont diverses origines :
- naturelles : sources et résurgence, oueds, mares, gueltas.
- humaines : puits, forages, séguias, Khandegs.
Les oueds
Oueds du Nord : Ces oueds ont pour bassin-versant le flanc sud de
l'Atlas Saharien ou proviennent de massifs situés hors de la zone aride,
comme celui des Aurès.
Le plus important, par sa longueur et son débit, est l'oued Mzi qui
prend sa source à l'ouest de Laghouat dans le Djebel Amour et se jette dans
le chott Melghir, 400km plus loin, après avoir arrosé Ouled Djellal et la
forêt de Saada. Cet oued présente plusieurs crues par an et reste actif
plusieurs mois de l'année. En période d'étiage, les points d eau
permanents qui subsistent servent de refuge pour des Barbus biscarensis
et des Aphanius fasciatus.
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