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les organismes qui peuvent survivre dans ces conditions. Le rocher est
couvert d’une couche noire d'oxyde de fer ou de manganèse, sur laquelle
se détachent quelques petits vers tubicoles ou bryozoaires qui y survivent
péniblement.
Un nuage de mysidacées
Pourtant, il peut arriver que dans cet environnement sinistre, un nuage
éblouissant apparaisse dans le faisceau de notre lampe. Il s’agit d’un essaim
de milliers de mysidacées roses ÇHemimysis speluncola). Ces petits crustacés
se réfugient au fond de la grotte pendant le jour pour migrer vers l'entrée
à la tombée de la nuit, afin d'y chercher de la nourriture. Eux-mêmes seront
décimés par des rascasses ou des cérianthes voraces. Cette migration diurne
des mysidacées rappelle fortement celles qu’effectuent un grand nombre
d’organismes abyssaux qui rejoignent la surface de la mer pendant la nuit
pour disparaître dans les profondeurs à l’aurore.
Retour à la vie
Plus encore que pour les autres plongées, il est important qu'une plongée
dans une grotte se déroule suivant un planning rigoureux. Nous revenons
sur nos « pas » au moment prévu, compte tenu de la quantité d'air consommée
et de la longueur du chemin de retour. Après quelque temps, une vague
lueur bleue annonce l’approche de la sortie. Nous éteignons nos lampes et
nageons vers le jour. Dans l’encadrement noir du rocher aux formes irrégulières,
on voit briller une lumière d’un bleu intense, comme un saphir. C’est l’issue !
Jamais on n’a vu un tel azur ! Le monde des ténèbres est maintenant derrière
nous. Avec une force retrouvée, nous nageons vers la sortie. Nous nous
sentons libérés, comme si
nous renaissions. Au-dessus
de nous miroite la surface
dans la lumière dorée du
soleil. Nous montons, vers la
chaleur. Lorsque nous émergeons, la lumière solaire a
acquis une signification plus
profonde. Nous revenons
cette fois-ci de contrées fort
lointaines : nous avons exploré
les recoins les plus ténébreux
de la mer.
La paroi d’un fond
de grotte. Parmi
les vestiges
d’animaux morts
il y a longtemps,
quelques survivants
épars : des éponges,
des bryozoaires,
une grande protule
/Protula tubulariaj
et deux petits
vers tubicoles
/Hydroides spj.
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les organismes qui peuvent survivre dans ces conditions. Le rocher est
couvert d’une couche noire d'oxyde de fer ou de manganèse, sur laquelle
se détachent quelques petits vers tubicoles ou bryozoaires qui y survivent
péniblement.
Un nuage de mysidacées
Pourtant, il peut arriver que dans cet environnement sinistre, un nuage
éblouissant apparaisse dans le faisceau de notre lampe. Il s’agit d’un essaim
de milliers de mysidacées roses ÇHemimysis speluncola). Ces petits crustacés
se réfugient au fond de la grotte pendant le jour pour migrer vers l'entrée
à la tombée de la nuit, afin d'y chercher de la nourriture. Eux-mêmes seront
décimés par des rascasses ou des cérianthes voraces. Cette migration diurne
des mysidacées rappelle fortement celles qu’effectuent un grand nombre
d’organismes abyssaux qui rejoignent la surface de la mer pendant la nuit
pour disparaître dans les profondeurs à l’aurore.
Retour à la vie
Plus encore que pour les autres plongées, il est important qu'une plongée
dans une grotte se déroule suivant un planning rigoureux. Nous revenons
sur nos « pas » au moment prévu, compte tenu de la quantité d'air consommée
et de la longueur du chemin de retour. Après quelque temps, une vague
lueur bleue annonce l’approche de la sortie. Nous éteignons nos lampes et
nageons vers le jour. Dans l’encadrement noir du rocher aux formes irrégulières,
on voit briller une lumière d’un bleu intense, comme un saphir. C’est l’issue !
Jamais on n’a vu un tel azur ! Le monde des ténèbres est maintenant derrière
nous. Avec une force retrouvée, nous nageons vers la sortie. Nous nous
sentons libérés, comme si
nous renaissions. Au-dessus
de nous miroite la surface
dans la lumière dorée du
soleil. Nous montons, vers la
chaleur. Lorsque nous émergeons, la lumière solaire a
acquis une signification plus
profonde. Nous revenons
cette fois-ci de contrées fort
lointaines : nous avons exploré
les recoins les plus ténébreux
de la mer.
La paroi d’un fond
de grotte. Parmi
les vestiges
d’animaux morts
il y a longtemps,
quelques survivants
épars : des éponges,
des bryozoaires,
une grande protule
/Protula tubulariaj
et deux petits
vers tubicoles
/Hydroides spj.
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