LES HABITANTS DE LA ROCHE
de l'organisme s’en détache et commence sa
propre vie. C’est ce qui se passe lors du
bouturage des plantes. Beaucoup d’organismes
marins pratiquent la reproduction asexuée. Elle
est usuelle chez un grand nombre de végétaux,
chez les porifères, les coelentérés, les
bryozoaires, les tuniciers.
Mais il n’y a pas que chasteté sous la mer...
Pour la reproduction sexuée, les organismes
élaborent des cellules sexuelles ou gamètes. Il
faut que deux gamètes se rencontrent pour
qu’il y ait fécondation. Souvent, les organismes
marins émettent leurs produits sexuels dans
l’eau. Les gamètes se rencontreront au hasard
des courants marins. On peut observer ainsi
l’émission d’oeufs chez les actinies, de sperme
chez les holothuries. Il arrive fréquemment que
des spermatozoïdes ainsi libérés aillent féconder
les ovules à l’intérieur d’une femelle éloignée.
On assiste également à de véritables accouplements. Les labres mâles construisent un nid
dans lequel ils attirent les femelles. Après une
danse nuptiale, les femelles déposent leurs oeufs
dans le nid et les mâles aspergent ceux-ci de
sperme. Les mâles sont plus grands et plus
colorés que les femelles : on parle de dimorphisme sexuel. Il en est de même chez les girelles
et les triptérygions. Le dimorphisme le plus
curieux se rencontre chez la bonellie (Bonellia
viridis). Les femelles de ce ver ont un corps de
la dimension d’un oeuf de pigeon d’où sort une
longue trompe rétractile. Les mâles, en
revanche, ne mesurent que quelques millimètres
de longueur. Ils vivent accrochés à la peau de
la femelle et leur seul rôle est la reproduction.
Hormis les testicules, il ne reste pas grandchose de ces mâles nains.
Il y a aussi les étranges hermaphrodites. Chez
eux pas de distinction entre les individus, et
pour cause : chacun est bissexuel ! Lastérie
bossue est hermaphrodite, comme un grand
nombre de gastéropodes. Il n’est pas rare de
voir deux nudibranches s'accoupler, tête-bêche,
se fécondant mutuellement. Parfois plusieurs
Reproduction
asexuée chez
l’éponge-cuir
/Chondrosia
reniformisj.
Elle laisse
descendre une
coulée de tissu qui
s’étire en longueur
avant de se
rompre. 4 partir
du fragment
se développera
un nouveau
spongiaire.
La copulation chez les mollusques
nudibranches, des hermaphrodites qui se
fécondent mutuellement. De h. en b.: Felimare
orsinii, Felimare picta et Dondice banyulensis.
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de l'organisme s’en détache et commence sa
propre vie. C’est ce qui se passe lors du
bouturage des plantes. Beaucoup d’organismes
marins pratiquent la reproduction asexuée. Elle
est usuelle chez un grand nombre de végétaux,
chez les porifères, les coelentérés, les
bryozoaires, les tuniciers.
Mais il n’y a pas que chasteté sous la mer...
Pour la reproduction sexuée, les organismes
élaborent des cellules sexuelles ou gamètes. Il
faut que deux gamètes se rencontrent pour
qu’il y ait fécondation. Souvent, les organismes
marins émettent leurs produits sexuels dans
l’eau. Les gamètes se rencontreront au hasard
des courants marins. On peut observer ainsi
l’émission d’oeufs chez les actinies, de sperme
chez les holothuries. Il arrive fréquemment que
des spermatozoïdes ainsi libérés aillent féconder
les ovules à l’intérieur d’une femelle éloignée.
On assiste également à de véritables accouplements. Les labres mâles construisent un nid
dans lequel ils attirent les femelles. Après une
danse nuptiale, les femelles déposent leurs oeufs
dans le nid et les mâles aspergent ceux-ci de
sperme. Les mâles sont plus grands et plus
colorés que les femelles : on parle de dimorphisme sexuel. Il en est de même chez les girelles
et les triptérygions. Le dimorphisme le plus
curieux se rencontre chez la bonellie (Bonellia
viridis). Les femelles de ce ver ont un corps de
la dimension d’un oeuf de pigeon d’où sort une
longue trompe rétractile. Les mâles, en
revanche, ne mesurent que quelques millimètres
de longueur. Ils vivent accrochés à la peau de
la femelle et leur seul rôle est la reproduction.
Hormis les testicules, il ne reste pas grandchose de ces mâles nains.
Il y a aussi les étranges hermaphrodites. Chez
eux pas de distinction entre les individus, et
pour cause : chacun est bissexuel ! Lastérie
bossue est hermaphrodite, comme un grand
nombre de gastéropodes. Il n’est pas rare de
voir deux nudibranches s'accoupler, tête-bêche,
se fécondant mutuellement. Parfois plusieurs
Reproduction
asexuée chez
l’éponge-cuir
/Chondrosia
reniformisj.
Elle laisse
descendre une
coulée de tissu qui
s’étire en longueur
avant de se
rompre. 4 partir
du fragment
se développera
un nouveau
spongiaire.
La copulation chez les mollusques
nudibranches, des hermaphrodites qui se
fécondent mutuellement. De h. en b.: Felimare
orsinii, Felimare picta et Dondice banyulensis.
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