ATTACHÉS OU MOBILES
Il n’y a pas que les poissons pour
posséder des yeux. On en trouve
également chez certains invertébrés.
Yeux à facettes des crustacés
comme Plesionika narval
et Dardanus arrosor, yeux
à lentille chez les céphalopodes,
comme Octopus vulgaris.
Ces yeux étranges sont portés par des pédoncules mobiles.
Citons, parmi les crustacés des fonds rocheux, le homard, la
langouste, les cigales de mer, les pagures, les galathées, les
araignées de mer, les crevettes... La liste est longue !
Mais le nec plus ultra en matière de vision sont les yeux
à lentille, comme en possèdent les vertébrés, et, curieusement,
les mollusques céphalopodes. En effet, ces yeux permettent
une vision nette et détaillée : c’est avec ce type d'yeux que
vous lisez ce texte !
Grâce à cette vision supérieure, ceux qui possèdent
des yeux à lentille (le cristallin) sont les véritables rois. Parmi
ceux-ci, certains ne fréquentent les fonds rocheux
qu’occasionnellement, comme les liches, les mourines et les
calmars par exemple. D’autres espèces sont des habituées,
mais gardent en général un peu de distance : elles nagent
près du fond. Parmi celles-ci, très nombreuses, citons la seiche
(Sepia officinalis), la castagnole (Chromis chromis), le serranchevrette (Serranus cabrilla), la girelle (Coris julis), le corb
(Sciaena umbra) et une multitude d’autres poissons dont les
labres et les sars.
Parlons ici plus particulièrement des poissons qui vivent
sur le fond. La petite rascasse (Scorpaena porcus) et la grande
rascasse (Scorpaena scrofa) en sont des représentants typiques.
Grâce à leur immobilité et à un camouflage perfectionné,
elles se confondent avec leur environnement. Il y a également
les triptérygions et les blennies, dont certains ont élu domicile
dans un trou. D’autres poissons typiques des fonds rocheux,
où ils se cachent dans les anfractuosités, sont le congre (Conger
conger) et la murène (Muraena helena). Cependant la
rencontre la plus spectaculaire que vous puissiez faire est
celle avec un mérou (Epinephelus marginatus). Ce grand
poisson paisible a été la victime trop facile des chasseurs sousmarins. Mais grâce aux aires protégées, les populations sont
en train de se rétablir. Dans les parties chaudes de la
Méditerranée vit la badèche (Epinephelus costae), plus effilée
que le mérou. Finalement, vous croiserez le regard de
l’inévitable poulpe (Octopus vulgaris).
Parlons sexe
Tout ce petit monde vit et meurt. Pour pallier la mortalité, la nature a
inventé la multiplication, asexuée et sexuée. La première, appelée aussi
multiplication végétative, se passe de façon très simple. Une partie du corps
78
Précédent

- 82/530

Suivant