LE BORD DE MER
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Un jeune crabe marbré
/Pachygrapsus marmoratus),
l’un des habitants les plus
actifs du littoral.
Il court de cuvette en cuvette,
ne craint pas les excursions
dans le supralittoral
et se réfugie dans l’eulittoral
s’il est menacé.
du rocher, ce qui le protège surtout de la voracité des mouettes. Comme
c’est le cas chez tous les crustacés, sa carapace chitineuse, dure, doit être
rejetée périodiquement afin de permettre sa croissance. Cette mue a lieu
sous l’eau, le plus souvent dans les petites cuvettes qui se trouvent partout le
long de la côte rocheuse. On trouve parfois cette « peau », qui reproduit dans
ses moindres détails le crabe qui l’habitait jadis. Ce n’est pas un crabe mort,
juste une vieille chemise devenue trop petite et qu'il a rejetée...
Un milieu extrême
Des arapèdes
/Patella caeruleaj
et un exemplaire
de la modiole
barbue /Barbatia
barbataj,
en compagnie
de la coralline
/Corallina
elongataj,
dans une cuvette
du supralittoral.
ùl
Les cuvettes que nous venons d’évoquer méritent qu’on s’y attarde. Elles
forment un milieu extrême avec des écarts de température énormes, pouvant
avoisiner 0 °C les jours de tempête, l’hiver, et atteindre 40-50 °C en été. La
salinité y varie également : pendant les pluies d’automne, les cuvettes contiennent
de l’eau quasi douce, alors que, pendant les longs mois d’été, l'évaporation
peut mener à des concentrations de sel très élevées. Parfois même, le sel se
cristallise, et toute vie y devient impossible. Les organismes qui s'y maintiennent
doivent être très tolérants vis-à-vis de la température (eurythermes) et de la
salinité (euryhalins). Ochthebius quadricoll/s, un petit coléoptère de seulement
3 millimètres, arrive à s’y maintenir, ce qui constitue une véritable prouesse.
On y rencontrera parfois des blennies, bien protégées du sel et du
dessèchement par une épaisse muqueuse. Bien que leur habitat naturel
soit la zone des marées, il leur arrive d'escalader
les rochers avec leurs nageoires pectorales, à
la recherche de nourriture. Parmi celles-ci on
a recensé la blennie paon (Salaria pavo), aux
couleurs vives et mesurant une dizaine de
centimètres, dont les mâles possèdent une tête
bossue caractéristique, et une espèce plus petite,
Paralipophrys trigloides, qui réussit, on se
demande comment, à détacher les arapèdes
de la roche.
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Un jeune crabe marbré
/Pachygrapsus marmoratus),
l’un des habitants les plus
actifs du littoral.
Il court de cuvette en cuvette,
ne craint pas les excursions
dans le supralittoral
et se réfugie dans l’eulittoral
s’il est menacé.
du rocher, ce qui le protège surtout de la voracité des mouettes. Comme
c’est le cas chez tous les crustacés, sa carapace chitineuse, dure, doit être
rejetée périodiquement afin de permettre sa croissance. Cette mue a lieu
sous l’eau, le plus souvent dans les petites cuvettes qui se trouvent partout le
long de la côte rocheuse. On trouve parfois cette « peau », qui reproduit dans
ses moindres détails le crabe qui l’habitait jadis. Ce n’est pas un crabe mort,
juste une vieille chemise devenue trop petite et qu'il a rejetée...
Un milieu extrême
Des arapèdes
/Patella caeruleaj
et un exemplaire
de la modiole
barbue /Barbatia
barbataj,
en compagnie
de la coralline
/Corallina
elongataj,
dans une cuvette
du supralittoral.
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Les cuvettes que nous venons d’évoquer méritent qu’on s’y attarde. Elles
forment un milieu extrême avec des écarts de température énormes, pouvant
avoisiner 0 °C les jours de tempête, l’hiver, et atteindre 40-50 °C en été. La
salinité y varie également : pendant les pluies d’automne, les cuvettes contiennent
de l’eau quasi douce, alors que, pendant les longs mois d’été, l'évaporation
peut mener à des concentrations de sel très élevées. Parfois même, le sel se
cristallise, et toute vie y devient impossible. Les organismes qui s'y maintiennent
doivent être très tolérants vis-à-vis de la température (eurythermes) et de la
salinité (euryhalins). Ochthebius quadricoll/s, un petit coléoptère de seulement
3 millimètres, arrive à s’y maintenir, ce qui constitue une véritable prouesse.
On y rencontrera parfois des blennies, bien protégées du sel et du
dessèchement par une épaisse muqueuse. Bien que leur habitat naturel
soit la zone des marées, il leur arrive d'escalader
les rochers avec leurs nageoires pectorales, à
la recherche de nourriture. Parmi celles-ci on
a recensé la blennie paon (Salaria pavo), aux
couleurs vives et mesurant une dizaine de
centimètres, dont les mâles possèdent une tête
bossue caractéristique, et une espèce plus petite,
Paralipophrys trigloides, qui réussit, on se
demande comment, à détacher les arapèdes
de la roche.
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