LES ÉCHINODERMES > CRINOIDES & ASTÉRIDES
Les crinoides (comatules]
Très communes dans certaines mers, les crinoides n’abondent pas en Méditerranée. Les
cinq bras bifurquent à la base et portent des ramifications pennées. Les animaux s’attachent
généralement au fond avec des c/rres, mais sont capables de nager à l’aide de leurs bras.
Antedon mediterranea
Comatule de Méditerranée,
antédon, encrine (FR),
Mediterranean feather-star (EN),
Mittelmeer-Haarstern,
Mittelmeer-Federstern (DE),
Giglio di mare (IT),
Comâtula mediterranea [ES],
Comàtula, flubiana de Llastic (CA),
Ljiljan morski (HR),
Krfori mesdhetar, zambaku i
mesdheut (SQ),
KopaToûXa - komatoula (EL),
Tüy yildizi (TR),
Khavattséiett yam tikhoniitt (IV),
Ashbah ez’zanabik el bahr el abyad
el moutawassatt, aboulreesh (AR),
Haarster, zeelelie (NE)
Crinoidea, Comatulida, Antedonidae. Lanimal peut atteindre 15-25 cm
environ. La couleur peut varier du jaune vif au rouge carmin en passant
par le brun. Le corps central, conique, appelé calice, ne mesure que 6 à
7 mm de diamètre. Les cinq bras bifurquent à la base, d’où un nombre
apparent de dix bras. Ils sont composés d’articles portant des ramifications
latérales, les pinnules, qui servent de « filet » attrapant la nourriture particulaire
ou planctonique. Celle-ci sera transportée le long des bras par des sillons
ambulacraires ciliés, situés sur le côté ventral, et qui aboutissent à la bouche.
La comuatule vit sur le dos (I), les cirres dorsaux formant un crampon avec
lequel elle s’accroche au fond (algues, gorgones, bryozoaires, etc.), bien
quelle soit capable parfois de se déplacer en nageant à l’aide de ses bras.
De jour, l’animal se cache souvent à l'ombre (sous les pierres, à l’intérieur
des éponges, etc.). La fécondation a lieu en dehors du corps et les œufs
sont portés sur les pinnules jusqu'à éclosion de larves planctoniques qui
vivront quelques heures avant de se fixer sur le fond à l’aide d’un pédoncule.
À ce stade-là, appelé stade pentacrine, l'animal, grand de quelques millimètres
seulement, rappelle fortement les crinoïdes fossiles (lis de mer), ancêtres
de la comatule. Au bout de quelques mois, Antedon se sépare de son
pédoncule et commence sa vie indépendante. Espèce méditerranéenne
que l’on rencontre à partir de la surface, mais qui est plus fréquente vers
les 30 ou 40 m. La comatule héberge de nombreux symbiontes, dont le
ver polychète Myzostomum cirriferum (taille : 5 mm) et des crustacés
copépodes et isopodes. Deux espèces similaires : Antedon bifida (côtes
maghrébines et atlantique) et Leptometra phalangium, qui vit dans les grandes
profondeurs (60 à I 300 m).
Une comatule entourée
d’algues filamenteuses
et d’hydraires, une autre
installée sur des cystoseires,
montrent la diversité
de coloration et d’habitat
des comatules.
Les deux images de droite
montrent la symétrie
pentaradiée d’ Antedon
mediterranea. En fait, il n’a
pas dix bras, mais cinq,
qui bifurquent dès la base.
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Les crinoides (comatules]
Très communes dans certaines mers, les crinoides n’abondent pas en Méditerranée. Les
cinq bras bifurquent à la base et portent des ramifications pennées. Les animaux s’attachent
généralement au fond avec des c/rres, mais sont capables de nager à l’aide de leurs bras.
Antedon mediterranea
Comatule de Méditerranée,
antédon, encrine (FR),
Mediterranean feather-star (EN),
Mittelmeer-Haarstern,
Mittelmeer-Federstern (DE),
Giglio di mare (IT),
Comâtula mediterranea [ES],
Comàtula, flubiana de Llastic (CA),
Ljiljan morski (HR),
Krfori mesdhetar, zambaku i
mesdheut (SQ),
KopaToûXa - komatoula (EL),
Tüy yildizi (TR),
Khavattséiett yam tikhoniitt (IV),
Ashbah ez’zanabik el bahr el abyad
el moutawassatt, aboulreesh (AR),
Haarster, zeelelie (NE)
Crinoidea, Comatulida, Antedonidae. Lanimal peut atteindre 15-25 cm
environ. La couleur peut varier du jaune vif au rouge carmin en passant
par le brun. Le corps central, conique, appelé calice, ne mesure que 6 à
7 mm de diamètre. Les cinq bras bifurquent à la base, d’où un nombre
apparent de dix bras. Ils sont composés d’articles portant des ramifications
latérales, les pinnules, qui servent de « filet » attrapant la nourriture particulaire
ou planctonique. Celle-ci sera transportée le long des bras par des sillons
ambulacraires ciliés, situés sur le côté ventral, et qui aboutissent à la bouche.
La comuatule vit sur le dos (I), les cirres dorsaux formant un crampon avec
lequel elle s’accroche au fond (algues, gorgones, bryozoaires, etc.), bien
quelle soit capable parfois de se déplacer en nageant à l’aide de ses bras.
De jour, l’animal se cache souvent à l'ombre (sous les pierres, à l’intérieur
des éponges, etc.). La fécondation a lieu en dehors du corps et les œufs
sont portés sur les pinnules jusqu'à éclosion de larves planctoniques qui
vivront quelques heures avant de se fixer sur le fond à l’aide d’un pédoncule.
À ce stade-là, appelé stade pentacrine, l'animal, grand de quelques millimètres
seulement, rappelle fortement les crinoïdes fossiles (lis de mer), ancêtres
de la comatule. Au bout de quelques mois, Antedon se sépare de son
pédoncule et commence sa vie indépendante. Espèce méditerranéenne
que l’on rencontre à partir de la surface, mais qui est plus fréquente vers
les 30 ou 40 m. La comatule héberge de nombreux symbiontes, dont le
ver polychète Myzostomum cirriferum (taille : 5 mm) et des crustacés
copépodes et isopodes. Deux espèces similaires : Antedon bifida (côtes
maghrébines et atlantique) et Leptometra phalangium, qui vit dans les grandes
profondeurs (60 à I 300 m).
Une comatule entourée
d’algues filamenteuses
et d’hydraires, une autre
installée sur des cystoseires,
montrent la diversité
de coloration et d’habitat
des comatules.
Les deux images de droite
montrent la symétrie
pentaradiée d’ Antedon
mediterranea. En fait, il n’a
pas dix bras, mais cinq,
qui bifurquent dès la base.
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