UN PEU DE SCIENCE
Vivre, c’est survivre
Mis à part cette classification, le biologiste s’intéresse à la construction
(l’anatomie) et au fonctionnement (la physiologie, le comportement) des êtres
vivants. Souvent, forme et fonction sont étroitement liées, bien que la
nature ait trouvé, parfois, des solutions très différentes pour résoudre le
même problème fonctionnel.
Tout peut être résumé en cette courte phrase : « Vivre, c’est survivre ».
La survie de l'individu, d'abord. Elle comprend deux impératifs : il faut
manger et il ne faut pas se faire manger. A vous d'observer les tentacules,
les dents, les ventouses, les filtres, les trompes et autres accessoires qui
répondent au premier besoin. À vous de comprendre le camouflage, les
piquants, les cellules urticantes, la fuite rapide et les autres tactiques qui
répondent au second. La suivie de l’espèce ensuite. Chaque être vivant
est mortel. Mais, à travers le phénomène de la reproduction, il assure une
continuité. Et vous observerez l'émission d’oeufs chez les anémones de
mer, de véritables éjaculations chez les holothuries, la construction de nids
chez les labres, le dimorphisme sexuel chez les girelies, l’accouplement des
nudibranches.
Un isopode parasite
(Anilocra physodes)
s’est accroché à la tête
d’un triptérygion
(Tripterygion tripteronotum).
La lutte pour la survie
est engagée. Si le poisson
réussit à se débarrasser
du « pou de mer » en frottant
sa tête contre les rochers,
le parasite mourra, faute
de nourriture. S’il ne
réussit pas, c’est lui-même qui
succombera, vidé de son sang
par le crustacé.
XJ
Une grande vive
flrachinus dracoj
s’est enfouie dans le sable,
prête à foncer sur une proie
qui passerait devant elle sans
l’apercevoir : un bon exemple
des astuces employées
dans la lutte pour la survie.
ùl
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