LES MOLLUSQUES > BIVALVES
Pinna nobilis
Nacre, grande nacre,
jambonneau hérissé (FR),
Fan musser, rough pen shell,
noble pen shell (EN),
Steckmuschel, Edle Steckmuschel,
GroBe Steckmuschel,
Schinkenmuschel (DE),
Pinna, pinna nobile, pinna comune,
cozza penna, nacchera, astura (IT),
Nécar, nacra comûn (ES), Nacre (CA),
Lescur, veliki lescur, perisca (HR),
Midhja si pende (SQ),
nîvva - pinna (EL),
Pina, delici midye (TR), Ménifanitt
atsila, ménifatt-yam (IV), Mahar Pinna
el kabira, qern harish (AR),
Steekmossel (NE)
Pteriomorphia, Pterioida, Pinnidae. C’est le plus grand coquillage de
la Méditerranée : il peut atteindre I mètre ! Espèce méditerranéenne
qui vit sur les fonds sableux ou sablo-vaseux, ou dans les prairies de
posidonies ou de zostères, entre 3 et 30 m de profondeur. Enfoncé à
moitié dans le sédiment, l’animal est soumis à une « pluie » constante
de sable et autres particules qui risqueraient d'obturer ses branchies
ou de remplir sa coquille.
Chez les très vieux
exemplaires, comme celui-ci
qui mesurait un mètre,
les épines disparaissent et
la coquille se couvre
d’épibiontes.
Un très jeune
exemplaire de
nacre, quasiment
dépourvu d’épines
sur la partie
qui était enfouie
dans le sédiment
jusqu’à ce qu’un
coup de mer
le découvre.
Avec son pied digitiforme musclé, il peut se débarrasser de toutes les
grosses particules qui le gênent. Un courant d'eau entretenu par
deux gouttières ciliées enlève le sédiment plus fin. Les coquilles des
juvéniles sont hérissées de petites épines, qui disparaissent chez les
individus âgés. Ces derniers ont parfois été décrits sous un autre nom,
à éviter : Pinna squamosa. A l'intérieur vit parfois le petit crabe commensal
Nepinnotheres pinnotheres, ou la crevette commensale Pontonia
pinnophylax. Les byssus très fins peuvent être tissés pour former une
espèce de soie dorée dont on fabriquait jadis des bas (pour le Pape
La coquille hérissée d’épines
en forme de gouttière est
typique pour les nacres
Benoît XV en 1754) et des gants (pour la Reine Victoria) qui furent très
prisés. Certains historiens se demandent si la célèbre « toison d’or »
de Jason et des Argonautes n'était pas simplement un tissu fabriqué
« dans la force de l’âge ».
avec du byssus de Pinna. Ce mollusque, autrefois très commun le long
de toutes les côtes méditerranéennes, a énormément souffert
de la popularisation de la plongée : les récoltes inconsidérées
de ce beau « souvenir » pendant les années 1950-1970 ont
complètement éliminé des populations entières. Et pourtant
le coquillage, fragile, ne se conserve pas très bien et se casse
au bout d’un certain temps. A cela s'ajoutent la pollution, la
régression des herbiers et la prédation, surtout des jeunes
individus fragiles, par des poissons sparidés (Sparus aurata)
et les poulpes (Octopus vulgaris). Lespèce est sérieusement
menacée et des mesures de protection ont déjà été prises.
N’en récoltez donc surtout pas !
304
Pinna nobilis
Nacre, grande nacre,
jambonneau hérissé (FR),
Fan musser, rough pen shell,
noble pen shell (EN),
Steckmuschel, Edle Steckmuschel,
GroBe Steckmuschel,
Schinkenmuschel (DE),
Pinna, pinna nobile, pinna comune,
cozza penna, nacchera, astura (IT),
Nécar, nacra comûn (ES), Nacre (CA),
Lescur, veliki lescur, perisca (HR),
Midhja si pende (SQ),
nîvva - pinna (EL),
Pina, delici midye (TR), Ménifanitt
atsila, ménifatt-yam (IV), Mahar Pinna
el kabira, qern harish (AR),
Steekmossel (NE)
Pteriomorphia, Pterioida, Pinnidae. C’est le plus grand coquillage de
la Méditerranée : il peut atteindre I mètre ! Espèce méditerranéenne
qui vit sur les fonds sableux ou sablo-vaseux, ou dans les prairies de
posidonies ou de zostères, entre 3 et 30 m de profondeur. Enfoncé à
moitié dans le sédiment, l’animal est soumis à une « pluie » constante
de sable et autres particules qui risqueraient d'obturer ses branchies
ou de remplir sa coquille.
Chez les très vieux
exemplaires, comme celui-ci
qui mesurait un mètre,
les épines disparaissent et
la coquille se couvre
d’épibiontes.
Un très jeune
exemplaire de
nacre, quasiment
dépourvu d’épines
sur la partie
qui était enfouie
dans le sédiment
jusqu’à ce qu’un
coup de mer
le découvre.
Avec son pied digitiforme musclé, il peut se débarrasser de toutes les
grosses particules qui le gênent. Un courant d'eau entretenu par
deux gouttières ciliées enlève le sédiment plus fin. Les coquilles des
juvéniles sont hérissées de petites épines, qui disparaissent chez les
individus âgés. Ces derniers ont parfois été décrits sous un autre nom,
à éviter : Pinna squamosa. A l'intérieur vit parfois le petit crabe commensal
Nepinnotheres pinnotheres, ou la crevette commensale Pontonia
pinnophylax. Les byssus très fins peuvent être tissés pour former une
espèce de soie dorée dont on fabriquait jadis des bas (pour le Pape
La coquille hérissée d’épines
en forme de gouttière est
typique pour les nacres
Benoît XV en 1754) et des gants (pour la Reine Victoria) qui furent très
prisés. Certains historiens se demandent si la célèbre « toison d’or »
de Jason et des Argonautes n'était pas simplement un tissu fabriqué
« dans la force de l’âge ».
avec du byssus de Pinna. Ce mollusque, autrefois très commun le long
de toutes les côtes méditerranéennes, a énormément souffert
de la popularisation de la plongée : les récoltes inconsidérées
de ce beau « souvenir » pendant les années 1950-1970 ont
complètement éliminé des populations entières. Et pourtant
le coquillage, fragile, ne se conserve pas très bien et se casse
au bout d’un certain temps. A cela s'ajoutent la pollution, la
régression des herbiers et la prédation, surtout des jeunes
individus fragiles, par des poissons sparidés (Sparus aurata)
et les poulpes (Octopus vulgaris). Lespèce est sérieusement
menacée et des mesures de protection ont déjà été prises.
N’en récoltez donc surtout pas !
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