LES SPONGIAIRES OU EPONGES
Asbestopluma hypogea
Demospongiae, Poecilosclerida, Cladorhizidae. Seule éponge à ne
posséder ni ostioles, ni canaux aquifères, ni oscules, cet étrange spongiaire
translucide, de couleur blanche, se compose d’un pédoncule de 1,5 à
2 cm de longueur, qui se termine par un corps entouré de longs filaments.
Ces derniers, munis de petits crochets (des spiculés) invisibles à l’œil nu,
servent à piéger des proies, essentiellement de petits crustacés mysidacées,
qui seront ensuite entourés par les tissus de l’éponge et digérés lentement.
Pendant la digestion, les filaments sont résorbés - il faut bien que toutes
les cellules du porifère profitent du rare festin ! - pour ne réapparaître
que lorsque la carapace indigeste du crustacé aura été rejetée. Découverte
récemment ( 1992) par deux spongiologues marseillais, Jean Vacelet et
Nicole Boury-Esnault, cette espèce se rencontre uniquement dans les
grottes obscures aux conditions de vie ressemblant à celles des abysses :
obscurité totale, température froide constante, hydrodynamisme nul.
Hormis dans plusieurs grottes de la région marseillaise, on l’a rencontrée
en Croatie, et plus récemment en Bretagne et en Normandie. Merci de
signaler toute autre observation à l’auteur !
Éponge carnivore (FR),
Carnivorous sponge (EN).
Fleischfressender Schwamm (DE),
Spugna carnivora (IT),
Esponja carnivora (ES],
ïapKocpâyo crcpouYYàpr -
sarkofago sfouggari (EL),
Etobur sünger (TR),
Sfog toreff (IV),
El sfanj akal louhoum [AR],
Vleesetende spons (NE)
La forme caractéristique
et sa petite taille
(4 à 5 centimètres
seulement], ainsi que son
habitat exclusif des grottes
sous-marines, permettent
d’identifier facilement
cette espèce rare.
[Photo : Thierry Perez]
Oopsacas minuta
Hexactinellida, Lyssacinosida, Leucopsacidae. Outres blanches de
quelques millimètres à 4 centimètres (exceptionnellement 7 cm), renforcées
par un réseau de spiculés de silice. Les représentants de la classe des
éponges de verre ou hexactinellides, ne pouvant pas survivre en eau
chaude, ne se rencontrent habituellement qu'à de grandes profondeurs,
et dans les mers boréales ou antarctiques. Oopsacas minuta vit en
Méditerranée entre 300 et 2 900 m de profondeur, et, exceptionnellement,
dans quelques grottes à eau froide, entre 15 et 25 m de profondeur.
Merci de signaler
toute autre observation à l’auteur !
Dans une grotte obscure
et froide en permanence, parmi
les vers tubicoles, une population
d’éponges de verre originaires
des profondeurs abyssales.
[Photo : Jean Vacelet]
Éponge de verre (FR),
Glass sponge (EN),
Glasschwamm (DE),
Spugna vitrea (IT),
Esponja vitrea (ES),
Esponga de vidre (CA),
ruâXtvo acpouYYÔP1- -
ghialino sfouggari (EL),
Cam sünger (TR),
Sfog zekhoukhiitt [IV],
El sfanj el zouzaji (AR),
Glasspons (NE)
151
Asbestopluma hypogea
Demospongiae, Poecilosclerida, Cladorhizidae. Seule éponge à ne
posséder ni ostioles, ni canaux aquifères, ni oscules, cet étrange spongiaire
translucide, de couleur blanche, se compose d’un pédoncule de 1,5 à
2 cm de longueur, qui se termine par un corps entouré de longs filaments.
Ces derniers, munis de petits crochets (des spiculés) invisibles à l’œil nu,
servent à piéger des proies, essentiellement de petits crustacés mysidacées,
qui seront ensuite entourés par les tissus de l’éponge et digérés lentement.
Pendant la digestion, les filaments sont résorbés - il faut bien que toutes
les cellules du porifère profitent du rare festin ! - pour ne réapparaître
que lorsque la carapace indigeste du crustacé aura été rejetée. Découverte
récemment ( 1992) par deux spongiologues marseillais, Jean Vacelet et
Nicole Boury-Esnault, cette espèce se rencontre uniquement dans les
grottes obscures aux conditions de vie ressemblant à celles des abysses :
obscurité totale, température froide constante, hydrodynamisme nul.
Hormis dans plusieurs grottes de la région marseillaise, on l’a rencontrée
en Croatie, et plus récemment en Bretagne et en Normandie. Merci de
signaler toute autre observation à l’auteur !
Éponge carnivore (FR),
Carnivorous sponge (EN).
Fleischfressender Schwamm (DE),
Spugna carnivora (IT),
Esponja carnivora (ES],
ïapKocpâyo crcpouYYàpr -
sarkofago sfouggari (EL),
Etobur sünger (TR),
Sfog toreff (IV),
El sfanj akal louhoum [AR],
Vleesetende spons (NE)
La forme caractéristique
et sa petite taille
(4 à 5 centimètres
seulement], ainsi que son
habitat exclusif des grottes
sous-marines, permettent
d’identifier facilement
cette espèce rare.
[Photo : Thierry Perez]
Oopsacas minuta
Hexactinellida, Lyssacinosida, Leucopsacidae. Outres blanches de
quelques millimètres à 4 centimètres (exceptionnellement 7 cm), renforcées
par un réseau de spiculés de silice. Les représentants de la classe des
éponges de verre ou hexactinellides, ne pouvant pas survivre en eau
chaude, ne se rencontrent habituellement qu'à de grandes profondeurs,
et dans les mers boréales ou antarctiques. Oopsacas minuta vit en
Méditerranée entre 300 et 2 900 m de profondeur, et, exceptionnellement,
dans quelques grottes à eau froide, entre 15 et 25 m de profondeur.
Merci de signaler
toute autre observation à l’auteur !
Dans une grotte obscure
et froide en permanence, parmi
les vers tubicoles, une population
d’éponges de verre originaires
des profondeurs abyssales.
[Photo : Jean Vacelet]
Éponge de verre (FR),
Glass sponge (EN),
Glasschwamm (DE),
Spugna vitrea (IT),
Esponja vitrea (ES),
Esponga de vidre (CA),
ruâXtvo acpouYYÔP1- -
ghialino sfouggari (EL),
Cam sünger (TR),
Sfog zekhoukhiitt [IV],
El sfanj el zouzaji (AR),
Glasspons (NE)
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