Cependant,
le découpage régional est établi sur
la base de
critères administratifs (superficie,importance de la population à
administrer. . . ) . Ceci constitue un handicap et pose des problèmes
pour
l'aménagement d'un espace
aussi
dynamique
que
la zone
côtière. En effet le découpage régional n'est pas conforme à
l'homogénéité
naturelle.
Un
ensemble
littoral
homogène peut
chevaucher sur deux régions admistratives différentes. Alors que
son fonctionnement et son évolution se font sur la base de
mécanismes solidaires,
interdépendants,
l'une des deux régions
peut pratiquer des aménagements susceptibles de perturber la
dynamique
d'ensemble.
Il
est
donc
indispensable,
pour
les
institutions des deux régions , de coordonner leurs actions et
leurs modes d'occupation de l'espace. La définition des unités
physiographiques
pouvant
regrouper
deux
ou
plusieurs bandes
littorales
régionales,
est
à
cet
effet
une
réponse
aux
inconvénients posés par le découpage administratif.
1.3. LE NIVEAU LOCAL
La collectivité locale (définie généralement à l'échelle de
la commune) est considérée comme "l'unité territoriale de base'.
L'institution
locale
est
représentée
essentiellement
par
l'assemblée communale.
Là aussi son pouvoir de décision est
fonction du degré de décentralisation du pouvoir central et
régional.
La particularité de cette institution est cependant son caractère
électif. Ses membres sont nommés par voie d'élections.
Ceci peut
avoir des conséquences sur les modes d'occupation de l'espace
littoral sous compétence communale. Les décisions d'aménagement ou
de tout autre type d'action sur le milieu peuvent être prises sous
l'influence de certains membres et donc en rapport avec les
intérêts qu'ils représentent: affectation des sols, défense des
sites,extraction des ressources ( sable,granulats)...
Ceci dit, la collectivité locale est un instrument privillégié
dans
l'application
de
la
politique
de
protection
de
l'environnement littoral. Il lui revient de s'appuyer sur des
bases de données et d'informations , concernant les besoins et
contraintes de son espace côtier, pour agir ou pour proposer aux
instances territoriales supérieures (région, Etat), des actions de
développement et de protection.
De plus l'échelon local est censé être le garant de la mise en
oeuvre
d une
politique
nationale
d'aménagement
du
littoral : réglementation,
critères
d'affectation
des
sols,
sauvegarde et protection de l'environnement...
Le découpage communal, peut aussi ,dans certains cas,fractionner
des
ensembles
naturels
homogènes.
Cette
situation
pose
sérieusement
le problème de la globalisation des actions et
pratiques d aménagement et de protection. Il arrive par exemple
qu une
plage
ouverte,
chevauche
sur
le
territoire
de deux
communes. Les ouvrages de défense côtière réalisés par l'une,
risquent de perturber la dynamique naturelle (transit littoral) de
la plage appartenant à l'autre commune.
La
prise
en
charge
collective
et
globale
(regroupement et
concertation des collectivités locales) est nécessaire pour
protection intégrale. Pour cela,
il convient que les institutions
régionales jouent un rôle de coordination et d'encadrement.
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