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de celui-ci, en conservant en tous cas les juvéniles, afin qu'ils
puissent devenir producteur au moins une fois.
Or les effets induits par le développement économique et social
ont donné des capacités de capture plus fortes aux professionnels
de la pêche. Cette évolution peut engendrer une surexploitation
des ressources.Les unités de pêche augmentent
en nombre.Les
investissements dans le secteur s'ils sont de plus en plus massifs
et concentrés exigent des rendements importants pour les exigences
d'amortissements. L'amélioration des techniques (introduction du
chalut
et
du
filet
tournant),
consécutive
au
développement
technologique, a augmenté considérablement l'effort de pêche.
La surexploitation menace plus particulièrement les ressources
démersales . La diversité des méthodes employées (trémail, filets
maillants,casiers,palangres, ...) et la modernisation de la flotte
permettent une exploitation intensive. Les ressources pélagiques
sont ,en principe moins menacées, car elles offrent de meilleurs
possibilités de développement halieutique.
3.3.
L'EROSION
L'érosion est certes d'abord un phénomène naturel. Il
s'inscrit dans le contexte de l'évolution géomorphologique du
milieu. Ses causes sont liées à la fois au climat, à la nature des
roches et des sols et à d'autres facteurs naturels4 .Rappelons nous
que le linéaire côtier est plus particulièrement menacé (recul du
trait de côte, érosion marine).
Mais ce phénomène naturel peut être amplifié par un développement
intensif et une suroccupation du littoral.La déforestation ou la
dégradation du couvert végétal (espace dunaire), la construction
des gros équipements côtiers (ports, remblais, plate-forme...),
risquent
d'aggraver
la
déstabilisation
des
sols
ou
l'amaigrissement
des
accumulations
littorales.Les
travaux
d'assèchement pour la mise en valeur des sites côtiers (zones de
deltas, zones lagunaires) ,peuvent aussi limiter les mécanismes de
sédimentation et provoquer son corollaire ,l'érosion.
L'approfondissement des chenaux, augmente la pénétration marine et
aggrave les effets destructeurs des ondes de tempête, accélérant
ainsi l'érosion des sites.
Enfin
des
prélèvements
inconsidérés
de
matériaux
pour
la
construction accompagnent
le plus
souvent
les programmes de
développement . Les ponctions de sables , ou autres granulats, sur
la partie terrestre ou marine, accentuent l'érosion.
3.4.
LES AGRESSIONS ESTHETIQUES
Les
actions
de
développement,
quand
celui-ci
est
intensivement
mené,
marquent
agressivement
le
paysage.
Son
esthétique est sérieusement transformée. Il perd son état naturel.
Les activités humaines lui inculquent une autre image.
Dans bien des zones littorales, l'harmonie originelle des sites a
été perturbée par le développement industriel, l'explosion urbaine
et
l'essor
du
tourisme.
La
monotonie
des
constructions
longitudinales,
l'envahissement
par
le
béton,ont
réduit
considérablement la diversité du paysage littoral.
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