convient ,ainsi , de définir une terminologie , des critères et
des méthodes d'évaluation de l'évolution du trait de côte.
Habituellement, le constat d'érosion côtière étant établi, on
répond
par
des
projets
et
des
réalisations
d'ouvrages
de
protection. Les résultats obtenus par des observations et des
mesures in-situ sont rapidement interprétés pour concevoir et
réaliser le projet en ingénierie côtier. Mais aujourd'hui, il faut
admettre que les données obtenues dans un temps relativement court
sont insuffisantes . Le recul (ou l'évolution ) du trait de côte
doit être interprété à une double échelle de l'espace et du
temps.Les données sur sa situation passée et présente doivent être
complétées par une approche prospective, en intégrant dans chacun
des cas l'environnement local et régional.
2.1 Les variations du TRAIT de COTE
Le recul du trait de côte , autrement dit le gain de la mer
sur le continent, est le premier paramètre utilisé pour identifier
l'érosion
côtière.
Il
est
nécessaire
de
se
pencher
sur
l'historique des sites côtiers pour avoir une idée préliminaire
sur leur évolution récente. La photo-interprétation et l'analyse
cartographique à moyenne et grande échelle sont pour cela des
instruments et des outils très utiles . Des recoupements peuvent
aussi
être faits par des témoignages quand
l'évolution est
perceptible à l'échelle d'une ou deux générations. C'est là une
source d'informations non négligeable.
On représente ainsi le recul ( &Y) du trait de côte, ou de la
ligne de rivage, au cours d'une période donnée
( AT). L'érosion
côtière est alors exprimée par le rapport
(
AY)/ (
AT).
Habituellement on représente le premier terme du rapport
frY en
mètres et le deuxième terme
( AT) en années. L'érosion côtière ou
le recul du trait de côte sont ainsi obtenus en mètres par an
(m/a).
Cette estimation de l'avancée du trait de côte est peut-être
avantageuse par sa simplicité. Mais elle ne nous renseigne pas sur
les stocks sédimentaires mobilisables au niveau du site étudié,
l'évolution du patrimoine sédimentaire,zone aérienne et sousmarine de la plage, peut être positive (engraissement) et le trait
de côte peut reculer.
Une plage peut se conserver
,si les
conditions topographiques le permettent, tout en avançant vers le
continent. Par ailleurs, l'érosion de la plage (amaigrissement)
peut être aussi provoqué
indépendamment de l'avancée du trait de
côte.
Ceci nous amène à considérer les variations volumétriques de la
zone constituées de sédiments mobilisables, c'est à dire les
modifications de
son patrimoine
sédimentaire.
Celles-ci nous
renseignent sur l'évolution de sa morphologie qui constitue un
paramètre important pour la connaissance du site côtier étudié.
2.2 Les variations du profil
l
La coupe transversale d'une côte meuble , comme c'est le cas
d'une plage, nous indique la situation de son profil. Celui-ci
connait
, en fonction du bilan sédimentaire, des changements
négatifs ou positifs. Ainsi, l'évolution du site , pendant une
des méthodes d'évaluation de l'évolution du trait de côte.
Habituellement, le constat d'érosion côtière étant établi, on
répond
par
des
projets
et
des
réalisations
d'ouvrages
de
protection. Les résultats obtenus par des observations et des
mesures in-situ sont rapidement interprétés pour concevoir et
réaliser le projet en ingénierie côtier. Mais aujourd'hui, il faut
admettre que les données obtenues dans un temps relativement court
sont insuffisantes . Le recul (ou l'évolution ) du trait de côte
doit être interprété à une double échelle de l'espace et du
temps.Les données sur sa situation passée et présente doivent être
complétées par une approche prospective, en intégrant dans chacun
des cas l'environnement local et régional.
2.1 Les variations du TRAIT de COTE
Le recul du trait de côte , autrement dit le gain de la mer
sur le continent, est le premier paramètre utilisé pour identifier
l'érosion
côtière.
Il
est
nécessaire
de
se
pencher
sur
l'historique des sites côtiers pour avoir une idée préliminaire
sur leur évolution récente. La photo-interprétation et l'analyse
cartographique à moyenne et grande échelle sont pour cela des
instruments et des outils très utiles . Des recoupements peuvent
aussi
être faits par des témoignages quand
l'évolution est
perceptible à l'échelle d'une ou deux générations. C'est là une
source d'informations non négligeable.
On représente ainsi le recul ( &Y) du trait de côte, ou de la
ligne de rivage, au cours d'une période donnée
( AT). L'érosion
côtière est alors exprimée par le rapport
(
AY)/ (
AT).
Habituellement on représente le premier terme du rapport
frY en
mètres et le deuxième terme
( AT) en années. L'érosion côtière ou
le recul du trait de côte sont ainsi obtenus en mètres par an
(m/a).
Cette estimation de l'avancée du trait de côte est peut-être
avantageuse par sa simplicité. Mais elle ne nous renseigne pas sur
les stocks sédimentaires mobilisables au niveau du site étudié,
l'évolution du patrimoine sédimentaire,zone aérienne et sousmarine de la plage, peut être positive (engraissement) et le trait
de côte peut reculer.
Une plage peut se conserver
,si les
conditions topographiques le permettent, tout en avançant vers le
continent. Par ailleurs, l'érosion de la plage (amaigrissement)
peut être aussi provoqué
indépendamment de l'avancée du trait de
côte.
Ceci nous amène à considérer les variations volumétriques de la
zone constituées de sédiments mobilisables, c'est à dire les
modifications de
son patrimoine
sédimentaire.
Celles-ci nous
renseignent sur l'évolution de sa morphologie qui constitue un
paramètre important pour la connaissance du site côtier étudié.
2.2 Les variations du profil
l
La coupe transversale d'une côte meuble , comme c'est le cas
d'une plage, nous indique la situation de son profil. Celui-ci
connait
, en fonction du bilan sédimentaire, des changements
négatifs ou positifs. Ainsi, l'évolution du site , pendant une
