1.3 Le deuxieme terme du bilan: Lee pertes en matériaux
La mer apporte certe des matériaux à la côte mais elle est
aussi capable de lui soustraire des quantités plus ou moins
importantes
. Son action sur le rivage peut se traduire aussi par
la mobilisation des sédiments pour les transférer vers d'autres
sites. On parle ainsi d'érosion des côtes rocheuses , mais les
pertes les plus importantes concernent les côtes meubles (plages)
où de grandes
quantités de matériaux ,déposés antérieurement,
sont remaniées et arrachées. En matière de perte de matériaux, le
vent joue parfois un rôle conséquent.
a) Les effets hydrodynamiques
Les départs de matériaux que les actions hydrodynamiques
engendrent sont fonction des mouvements de l'eau de mer ,c'est à
dire de son degré d'agitation . Sous l'effet de la houle et des
courants côtiers sur le rivage, en période de forte pertubation
atmosphérique et
dans les zones de faibles profondeurs, des
quantités
importantes
de
sédiments
sont
arrachées
et
transférées.Après le passage des grandes tempêtes, nous assistons
parfois à des diminutions spectaculaires du budget sédimentaire
des côtes sableuses.
Les masses d'eau à l'assaut des côtes
reprennent plus de matériaux qu'elles n'en ramènent. Ces derniers
sont dispersés vers le large. Par retour de temps calme, les
vagues de beau f'emps redéposent une partie seulement sur le
rivage.Le reste est considéré comme définitivement perdu.
La
dérive littorale et les courants côtiers accentuent parfois cette
perte de sédiments
notamment pour les particules fines . Remises
en suspension par l'agitation de la mer , elles peuvent rester
longtemps en cet état et être entraineés plus loin.
b) La déflation éolienne.
Le vent est aussi un facteur de départ des matériaux. Selon
sa force, sa fréquence et sa direction, il déplace des quantités
parfois énormes, par roulement, saltation ou en suspension, sur de
longues distances. Ces processus sont plus conséquents dans les
zones d'accumulation et de dépôts où la couverture végétale fait
défaut, ou n'est pas suffisante , pour piéger les sédiments. Ce
sont surtout les plages à sable fin qui en souffrent des effets
éoliens.
2 - IDENTIFICATION ET EVALUATION DE L'EVOLUTION DES
FORMES COTIERES.
Il existe aujourd'hui une tendance significative au
recul des zones littorales dans le monde, notamment dans les côtes
constituées de sédiments mobilisables. La majorité des littoraux
meubles connaît des problèmes d'érosion et donc de recul. Il y a
cependant des exceptions qui contredisent cette règle .puisqu'on
peut être en présence de cas particuliers ,au niveau régional et
local,
qui
présentent
des
situations
d'engraissement ou
de
stabilité
(zones de Deltas,
certaines côtes rocheuses..).
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