Annexes
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la sphère céleste, donc fixes par rapport au point vernal. Pour un observateur terrestre,
les étoiles semblent donc tourner en sens inverse du sens de rotation de la Terre. Nous
savons que la Terre tourne dans le sens inverse des aiguilles d’une montre ; les étoiles
semblent donc tourner dans le sens horaire. Elles se lèvent donc à l’est et se couchent
à l’ouest exactement comme le fait le Soleil. Le repérage en longitude d’une étoile est
donc compliqué par la rotation de la Terre. Une complication supplémentaire vient de la
différence existant entre le jour stellaire (sidéral) et le jour solaire.
Comme nous pouvons le voir sur la figure A2.11 (page suivante), la différence entre jour
sidéral et jour solaire qui est de 4 min, fait qu’un observateur terrestre verra les étoiles se
lever (ou se coucher) avec une avance de 4 min par jour solaire. C’est pourquoi l’aspect du
ciel change au cours du temps et c’est pourquoi il est possible de découvrir chaque jour de
nouvelles constellations au lever des étoiles. Il n’en serait pas de même si l’on avait choisi
comme base de temps le jour sidéral. Les étoiles auraient alors des positions fixes pour un
observateur qui les regarderait tous les jours à la même heure sidérale.
Jour J
Jour J+1
Heure solaire h
Heure solaire h
Figure A2.11 • Illustration du changement de longitude d’une étoile d’un
jour solaire à une autre. Une étoile apparaît en conjonction avec le bâton avec
une avance de 4 min par jour solaire.
Il est clair que le choix du jour solaire fut le plus judicieux pour les besoins de la vie
courante. En effet, si l’on avait choisi le jour sidéral comme base de temps, au bout de
15 jours nous serions en avance d’une heure par rapport au Soleil et au bout de 12 fois ce
temps (6 mois) il serait midi au Soleil et minuit à la pendule.
Malheureusement, ce choix de l’écoulement du temps complique singulièrement notre
tâche pour ce qui est du repérage des étoiles. Le jour sidéral aurait été, dans ce cas, plus
judicieux car, dans cette base de temps, les étoiles sont à une heure précise au même
endroit. Il nous faut donc tenir compte du décalage entre jour solaire et jour sidéral pour
repérer la longitude des étoiles.
Nous présentons maintenant la façon de procéder pour déterminer la longitude d’une
étoile et comme cette longitude reste la même pour un méridien d’observation donné,
nous nous placerons par la suite sur les graphes à l’équateur :
• la première étape consiste à consulter dans la table des éphémérides l’ascension droite
de l’étoile que l’on cherche à observer ;
• la deuxième étape consiste à se fixer une heure d’observation et la position de l’observateur (longitude et latitude).
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