opératoires sont réunies lorsque la technique est combinée à une aération de la boue, en continu
Ces résultats prometteurs ont conduit à mener une expérience pilote. Les résultats sont plus
nuancés. La compétition entre les ions calcium et les ions métalliques semble être à l'origine de
temps d'extraction trop longs. Ainsi, l'application de cette technique paraît donc limitée
(STOKMAN, 1995).
IL2.2.3 Extraction par solvant
Principe :
Ce principe d'extraction consiste à utiliser les propriétés physiques et chimiques de certains
solvants pour libérer les polluants organiques de la matrice sédimentaire solide et liquide. Ces
derniers sont alors concentrés dans un résidu huileux qui est facilement isolé puis détruit
Exemples d'application :
Cette méthode a été appliquée à deux reprises aux Etats-Unis.
La première étude a été réalisée sur deux échantillons de sédiments provenant de la rivière
"Grand Calumet" et présentant des degrés de pollution assez différents. Les teneurs en PCB sont
de 12 et 425 ppm et celles en HAP sont de 548 et 70920 ppm respectivement (GARBACIAK et
al., 1993). Un tamisage à 3 mm a permis d'éliminer la fraction granulométrique grossière. Les
tests ont porté sur 1 m3 de sédiment. Le solvant utilisé était du triéthylamine. Deux séries
d'essais ont permis de montrer l'efficacité du traitement à l'échelle du laboratoire. Ainsi, la
récupération des PCB était supérieure à 99.5 % et celle des HAP variait entre 96 et 99 %.
Le solvant utilisé dans la deuxième étude a été un gaz liquéfié (JAMES et al., 1992). Il s'agit ici
d'un mélange de propane et de butane. La pollution du sédiment se traduisait par la présence de
PCB dans des concentrations variant de 360 à 2575 ppm. La récupération du contaminant a
atteint des proportions comprises entre 90 et 98 %.
Limites à l’application :
L'analyse des bilans présentés dans ces deux exemples montre l'intérêt de cette méthode.
Cependant, elle ne s'applique qu'à certaines pollutions organiques et n'a pas été testée à une
échelle pilote. Le coût de ce type de traitement a été estimé entre 750 à 2300 francs par tonne
(JAMES et al., 1992). En outre, dans le cas ou le solvant est insoluble dans l'eau, le sédiment
doit être préalablement séché. Enfin, si un solvant organique est utilisé, il est nécessaire de
procéder à son élimination complète après traitement (ASSINK, 1985).
H.2.2.4 Procédés d’échange cationique
Principe, exemples d’application et limites :
L'échange ionique est un procédé largement répandu dans le traitement de certains effluents
chargés en métaux. Son application pour les sédiments de dragage a été testée en laboratoire
(VAN HOECK et al., 1983 dans FLETCHER, 1996). Dans ce cas, l'utilisation de polymères
synthétiques a été largement préférable aux coagulants alumineux et ferriques Ces derniers
nécessitent en effet des concentrations trop élevées Cependant, pour être compétitive, la
technique doit être sélective à l'égard des métaux sans modification du pH naturel de la matrice.
Ainsi, des temps de contact importants sont indispensables et expliquent en partie le non
développement de ce procédé.
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Ces résultats prometteurs ont conduit à mener une expérience pilote. Les résultats sont plus
nuancés. La compétition entre les ions calcium et les ions métalliques semble être à l'origine de
temps d'extraction trop longs. Ainsi, l'application de cette technique paraît donc limitée
(STOKMAN, 1995).
IL2.2.3 Extraction par solvant
Principe :
Ce principe d'extraction consiste à utiliser les propriétés physiques et chimiques de certains
solvants pour libérer les polluants organiques de la matrice sédimentaire solide et liquide. Ces
derniers sont alors concentrés dans un résidu huileux qui est facilement isolé puis détruit
Exemples d'application :
Cette méthode a été appliquée à deux reprises aux Etats-Unis.
La première étude a été réalisée sur deux échantillons de sédiments provenant de la rivière
"Grand Calumet" et présentant des degrés de pollution assez différents. Les teneurs en PCB sont
de 12 et 425 ppm et celles en HAP sont de 548 et 70920 ppm respectivement (GARBACIAK et
al., 1993). Un tamisage à 3 mm a permis d'éliminer la fraction granulométrique grossière. Les
tests ont porté sur 1 m3 de sédiment. Le solvant utilisé était du triéthylamine. Deux séries
d'essais ont permis de montrer l'efficacité du traitement à l'échelle du laboratoire. Ainsi, la
récupération des PCB était supérieure à 99.5 % et celle des HAP variait entre 96 et 99 %.
Le solvant utilisé dans la deuxième étude a été un gaz liquéfié (JAMES et al., 1992). Il s'agit ici
d'un mélange de propane et de butane. La pollution du sédiment se traduisait par la présence de
PCB dans des concentrations variant de 360 à 2575 ppm. La récupération du contaminant a
atteint des proportions comprises entre 90 et 98 %.
Limites à l’application :
L'analyse des bilans présentés dans ces deux exemples montre l'intérêt de cette méthode.
Cependant, elle ne s'applique qu'à certaines pollutions organiques et n'a pas été testée à une
échelle pilote. Le coût de ce type de traitement a été estimé entre 750 à 2300 francs par tonne
(JAMES et al., 1992). En outre, dans le cas ou le solvant est insoluble dans l'eau, le sédiment
doit être préalablement séché. Enfin, si un solvant organique est utilisé, il est nécessaire de
procéder à son élimination complète après traitement (ASSINK, 1985).
H.2.2.4 Procédés d’échange cationique
Principe, exemples d’application et limites :
L'échange ionique est un procédé largement répandu dans le traitement de certains effluents
chargés en métaux. Son application pour les sédiments de dragage a été testée en laboratoire
(VAN HOECK et al., 1983 dans FLETCHER, 1996). Dans ce cas, l'utilisation de polymères
synthétiques a été largement préférable aux coagulants alumineux et ferriques Ces derniers
nécessitent en effet des concentrations trop élevées Cependant, pour être compétitive, la
technique doit être sélective à l'égard des métaux sans modification du pH naturel de la matrice.
Ainsi, des temps de contact importants sont indispensables et expliquent en partie le non
développement de ce procédé.
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