IL2.1.4 La séparation magnétique
Principe et exemples d'application :
Lorsque la pollution métallique d'un sol ou d'un sédiment est due à la présence de particules
solides métalliques, il peut être intéressant d'utiliser des procédés de séparation magnétique ou
électrostatique. Une telle expérience a été menée au Canada sur un sol contenant du cadmium,
du cuivre, du plomb et du zinc (MORTAZAVI et al., 1992). La granulométrie des particules
était comprise entre 500 et 1 180 pm. La fraction magnétique concentrait 70 % du cadmium et
75 % du zinc, mais seulement 32 et 38 % du plomb et du cuivre, respectivement. Ainsi, pour des
contaminations marquées par des différences de comportement aussi importantes entre les
porteurs métalliques, le potentiel d'application de ce procédé est particulièrement limité.
Cependant, ces techniques peuvent être utilisées pour d'autres types de pollution. Ainsi, les
affinités entre les métaux et les oxydes de fer sont bien connues. Lorsque la caractérisation
montre la présence de ces porteurs métalliques, il devient intéressant de tester ces outils. Une
étude anglaise a été réalisée avec le séparateur magnétique "Frantz" (PEARL et al., 1994). Les
essais ont été menés sur la fraction granulométrique 10-500 pm d'un sol pollué par du plomb, du
cuivre, du zinc et du chrome. Les résultats obtenus sont nuancés malgré une intensité de
séparation maximale. Ainsi, la fraction non magnétique qui représente près de 70 % pondéral de
la fraction initiale ne contient plus que 4 % du chrome, 13 % du fer et 29 % du zinc. Le cuivre
et le plomb conduisent à des distributions nettement moins favorables qui sont respectivement de
42 et 44 %. Ces résultats sont redondants avec ceux présentés par les canadiens, bien qu'ils ne
soient pas généralisables, car les études de spéciation montrent que les porteurs métalliques
peuvent être très différents selon les cas (DARNIENDRAIL, 1987). Dans ce cadre, des travaux
menés sur des sols du port de Rotterdam par l'Université Technologique de Delft (Pays-Bas) ont
conduit à des récupérations en plomb et en cuivre bien supérieures à celles du zinc
(RINGELING, 1996). En outre, ces derniers ont pu confirmer leurs résultats de laboratoire
obtenus avec le séparateur magnétique "Frantz" par des essais pilotes (75 tonnes) effectués avec
un HGMS (High Gradient Magnetic Separator).
n.2.1.5 La flottation
Principe :
La flottation est une technique de traitement physico-chimique. C'est une méthode de séparation
de solides qui utilise les différences de propriétés des interfaces entre les solides, une solution
aqueuse et un gaz (habituellement de l'air). La surface des particules solides que l'on souhaite
isoler est rendue hydrophobe par l'ajout, au sein de la pulpe en agitation, d'un réactif chimique
appelé collecteur. Les affinités de ces particules sont alors plus grandes pour l'air que pour l'eau.
Lorsque cette étape de conditionnement est effectuée, la pulpe est introduite dans des cellules de
flottation. Il s'agit de réacteurs munis d'agitateurs qui engendrent des bulles d'air Les particules
précédemment traitées vont alors se fixer sur ces bulles d'air et remonter avec elles à la surface
de la cellule pour former une écume. Cette dernière est stabilisée par l'ajout d'un moussant
(BARBER Y, 1981).
Exemples d'application :
Si la flottation trouve sa principale application dans le traitement des minerais, son utilisation est
de plus en plus fréquente en environnement. Elle a tout d'abord été utilisée dans le traitement des
eaux usées, où les huiles et les sulfures préalablement floculés étaient récupérés de cette façon.
Les capacités de traitement de ces installations peuvent atteindre 500 mVh (FLETCHER et al,
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