Tableau 20 - Distribution des métaux après attrition et cyclonage
Masse (%) Teneur (ppm) Récupération (%)
C2 pollué par du
souverse
61.00
9
15.63
cadmium
surverse
39.00
76
84.37
(40 ppm)
alimentation
100.00
35
100.00
C3 pollué par du
souverse
54.04
92
15.52
nickel
surverse
45.96
589
84.48
(335 ppm)
alimentation
100.00
320
100.00
On constate tout d'abord que l'attrition a favorisé la libération des fines particules. Ainsi, les
proportions massiques des fractions surverses sont supérieures de 15 % à celles obtenues sans
attrition. Cela démontre l'efficacité des forces de frottement engendrées par ce traitement. Par
ailleurs, cette augmentation des fractions fines se traduit par une diminution très significative
des teneurs métalliques sur les fractions grenues. En moyenne, la teneur initiale est divisée par
quatre. Les concentrations en cadmium et nickel des souverses sont alors de 9 et 92 ppm,
respectivement. Ainsi, ces matériaux qui représentent entre 55 et 60 % pondéral contiennent
désormais seulement 15 % des contaminants.
En supposant que l'attrition n'ait pas engendré de broyage significatif des particules (temps de
traitement réduit), on peut estimer approximativement que cette proportion (15 %) correspond
à la part de métaux exprimée sous les formes spécifiques observées lors de la caractérisation
des polluants (sulfures, oxydes et hydroxydes de fer et de manganèse, sphères, esquilles). Par
conséquent, pour les deux sédiments, les métaux contenus dans la souverse de l'hydrocyclone
du premier essai (sans attrition) s'expriment pour près de 40 % sous forme de particules
grenues et pour 60 % sous forme de fines enrobées.
Pour des matériaux plus fortement contaminés, l'attrition représente donc un potentiel de
traitement élevé. Elle améliore l'efficacité de la séparation par hydrocyclone, en favorisant la
libération des fines particules. En effet, pour les deux sédiments étudiés, on estime que 1/3 des
fines est présent en enrobage sur les particules grenues, avant attrition (valeur déterminée à
partir de 1 augmentation pondérale de la fraction surverse générée par l'attrition).
IV.4.2.1.3 Conclusion
L etude en parallèle de ces sédiments conduit à des bilans de décontamination très proches, qui
soulèvent deux remarques importantes.
En terme de traitement, lorsque la caractérisation granulochimique montre une proportion
importante des contaminants dans la fraction fine, la séparation par hydrocyclone représente un
moyen de traitement souvent efficace. Ainsi, les teneurs métalliques sont divisées par deux sur
70 a 75 o pondéral de ces sédiments de canaux. En outre, un nettoyage préliminaire (avant
c\ clonage) des matériaux en cellule d'attrition améliore nettement la séparation des polluants.
Par conséquent, la combinaison de ces deux techniques peut être modulée en fonction des
objectifs de traitement fixés.
En terme de caractérisation, les résultats de l'attrition permettent d'estimer l'importance de
1 enrobage des particules grenues sur la distribution des polluants. Ainsi, pour les deux
sédiments étudiés, on a estimé que sans attrition, 1/3 des fines reste prisonnier de la fraction
grenue, ce qui représente 60 % de la pollution de cette dernière.
162
Masse (%) Teneur (ppm) Récupération (%)
C2 pollué par du
souverse
61.00
9
15.63
cadmium
surverse
39.00
76
84.37
(40 ppm)
alimentation
100.00
35
100.00
C3 pollué par du
souverse
54.04
92
15.52
nickel
surverse
45.96
589
84.48
(335 ppm)
alimentation
100.00
320
100.00
On constate tout d'abord que l'attrition a favorisé la libération des fines particules. Ainsi, les
proportions massiques des fractions surverses sont supérieures de 15 % à celles obtenues sans
attrition. Cela démontre l'efficacité des forces de frottement engendrées par ce traitement. Par
ailleurs, cette augmentation des fractions fines se traduit par une diminution très significative
des teneurs métalliques sur les fractions grenues. En moyenne, la teneur initiale est divisée par
quatre. Les concentrations en cadmium et nickel des souverses sont alors de 9 et 92 ppm,
respectivement. Ainsi, ces matériaux qui représentent entre 55 et 60 % pondéral contiennent
désormais seulement 15 % des contaminants.
En supposant que l'attrition n'ait pas engendré de broyage significatif des particules (temps de
traitement réduit), on peut estimer approximativement que cette proportion (15 %) correspond
à la part de métaux exprimée sous les formes spécifiques observées lors de la caractérisation
des polluants (sulfures, oxydes et hydroxydes de fer et de manganèse, sphères, esquilles). Par
conséquent, pour les deux sédiments, les métaux contenus dans la souverse de l'hydrocyclone
du premier essai (sans attrition) s'expriment pour près de 40 % sous forme de particules
grenues et pour 60 % sous forme de fines enrobées.
Pour des matériaux plus fortement contaminés, l'attrition représente donc un potentiel de
traitement élevé. Elle améliore l'efficacité de la séparation par hydrocyclone, en favorisant la
libération des fines particules. En effet, pour les deux sédiments étudiés, on estime que 1/3 des
fines est présent en enrobage sur les particules grenues, avant attrition (valeur déterminée à
partir de 1 augmentation pondérale de la fraction surverse générée par l'attrition).
IV.4.2.1.3 Conclusion
L etude en parallèle de ces sédiments conduit à des bilans de décontamination très proches, qui
soulèvent deux remarques importantes.
En terme de traitement, lorsque la caractérisation granulochimique montre une proportion
importante des contaminants dans la fraction fine, la séparation par hydrocyclone représente un
moyen de traitement souvent efficace. Ainsi, les teneurs métalliques sont divisées par deux sur
70 a 75 o pondéral de ces sédiments de canaux. En outre, un nettoyage préliminaire (avant
c\ clonage) des matériaux en cellule d'attrition améliore nettement la séparation des polluants.
Par conséquent, la combinaison de ces deux techniques peut être modulée en fonction des
objectifs de traitement fixés.
En terme de caractérisation, les résultats de l'attrition permettent d'estimer l'importance de
1 enrobage des particules grenues sur la distribution des polluants. Ainsi, pour les deux
sédiments étudiés, on a estimé que sans attrition, 1/3 des fines reste prisonnier de la fraction
grenue, ce qui représente 60 % de la pollution de cette dernière.
162
