Après confirmation de la valeur mesurée sur un second essai du même type, l'observation des
échantillons a permis d'expliquer ce résultat. Les boues de canaux sont en effet colonisées par
une faune très dense allant des bactéries aux vers de vase. Ces derniers jouent un rôle
important sur de tels essais, puisqu'ils creusent des galeries verticales dans la vase pendant la
consolidation initiale, en essayant de remonter vers la surface. Ces conduites inattendues ont
contribué alors à favoriser l'écoulement de l'eau. Ainsi, malgré une granulométrie fine, ce
sédiment présente un comportement à la percolation bien marqué, susceptible de "catalyser" le
phénomène de lixiviation. Des essais de longue durée sont donc nécessaires pour déterminer
les risques de relargage.
Figure 8 - Variation de la vitesse de percolation en fonction du temps
111.3.3 Oxydation en colonne
m.3.3.1 Méthode
Cette étude d'oxydation statique s'est déroulée pendant 472 jours dans deux colonnes de
10.6 cm de diamètre, sur des hauteurs de sédiment de 63 et 104 cm. Dans les deux cas, les
concentrations solides mesurée sont de 500 g/1. Cela représente des masses sèches de 2760 et
4600 g, respectivement. Les couches drainantes en fond de colonne étaient constituées de
sables et de graviers, selon une disposition analogue à celle présentée précédemment
(cf III.3.2). Pour simuler la pluviométrie naturelle, les campagnes d'arrosage ont été calculées
sur une base mensuelle de 50 mm de pluie, ces apports d'eau étant effectués tous les mois en
une seule fois.
Pour déterminer la mobilité des métaux dans ces conditions, des échantillons d'eau de
percolation ont été prélevés en début d'essai (moyenne des 8 premiers jours) et en cours et fin
d essais (moyenne des 10 derniers mois). Leur analyse permet de vérifier l'existence des
relargages et de mesurer l'importance de ce phénomène.
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