L'analyse chimique permet de les rattacher arbitrairement à une fraction type. Cette
méthodologie fonctionne selon un principe du type "boîte noire", qui reste très vague dans le
cas présent.
III.2.4.4,2 Exploitation des résultats
Dans l'ensemble, les deux méthodologies ont permis de montrer que les porteurs métalliques
du zinc et du plomb sont nombreux. Dans les deux cas, les formes sulfurées ont été observées.
Les oxydes de fer et de manganèse sont porteurs de métaux également. Par contre, les liaisons
avec les carbonates, déterminées par la spéciation, n'ont pas été observées par la minéralogie.
Dans ce cas, on peut avancer plusieurs hypothèses :
- les carbonates sont de réel porteurs métalliques, que la caractérisation de type
"minéralogique" n'a pas permis de confirmer (particules non isolées car trop dispersés dans la
matrice),
- les carbonates ne sont pas des porteurs métalliques. Dans ce cas, on peut supposer
que lors de leur dissolution, des particules artificielles riches en métaux (scories...) aient été
attaquées en même temps,
- Enfin, les carbonates et les scories sont des porteurs métalliques qui sont dissous lors
de la même séquence d'extraction.
Pour le cadmium, les résultats apportés par les deux méthodologies paraissent plus nuancés. En
effet, la forte concentration de cet élément sur les oxydes de fer et de manganèse n'a pas été
confirmée par les analyses minéralogiques. Néanmoins, là encore, la minéralisation des porteurs
du cadmium peut se dérouler en même temps que celle des oxydes de Fe-Mn. Ce raisonnement
est étayé par le calcul effectué précédemment (cf. III.2.4.2.1), qui montre qu'une forte
proportion du cadmium ne se présente pas sous forme sulfurée. L'extraction sélective montre
en effet que seulement 15 % de cet élément se présente sous cette forme minérale. On peut
supposer, que des rejets industriels d'effluents liquides fortement chargés en cadmium dissous
(proportionnellement au zinc et au plomb) peuvent être à l'origine de ces fortes concentrations.
II1.2.4.5 Conclusion
Dans l'ensemble, cette étude a permis de montrer une grande diversité de répartition des
métaux. Cette diversité est probablement encore sous estimée. La pollution primaire (sulfures,
scories...) semble assez favorable à une extraction densimétrique, magnétique, ou pæ"
flottation. Ce ne semble pas être le cas de la pollution secondaire plus dispersée (trop petites
phases pour la flottation, particules non accessibles aux réactifs, densité moyenne faible...). Pæ”
conséquent, ces observations ne permettent pas de dégager un procédé de séparation physique
ou ph\ sico-chimique particulier. Néanmoins, quelques tendances favorables justifient de tester
un certain nombre d entre eux. Ainsi par exemple, la forte concentration du plomb sur les
fractions lourdes conduit à privilégier un traitement gravimétrique pour cet élément.
110
méthodologie fonctionne selon un principe du type "boîte noire", qui reste très vague dans le
cas présent.
III.2.4.4,2 Exploitation des résultats
Dans l'ensemble, les deux méthodologies ont permis de montrer que les porteurs métalliques
du zinc et du plomb sont nombreux. Dans les deux cas, les formes sulfurées ont été observées.
Les oxydes de fer et de manganèse sont porteurs de métaux également. Par contre, les liaisons
avec les carbonates, déterminées par la spéciation, n'ont pas été observées par la minéralogie.
Dans ce cas, on peut avancer plusieurs hypothèses :
- les carbonates sont de réel porteurs métalliques, que la caractérisation de type
"minéralogique" n'a pas permis de confirmer (particules non isolées car trop dispersés dans la
matrice),
- les carbonates ne sont pas des porteurs métalliques. Dans ce cas, on peut supposer
que lors de leur dissolution, des particules artificielles riches en métaux (scories...) aient été
attaquées en même temps,
- Enfin, les carbonates et les scories sont des porteurs métalliques qui sont dissous lors
de la même séquence d'extraction.
Pour le cadmium, les résultats apportés par les deux méthodologies paraissent plus nuancés. En
effet, la forte concentration de cet élément sur les oxydes de fer et de manganèse n'a pas été
confirmée par les analyses minéralogiques. Néanmoins, là encore, la minéralisation des porteurs
du cadmium peut se dérouler en même temps que celle des oxydes de Fe-Mn. Ce raisonnement
est étayé par le calcul effectué précédemment (cf. III.2.4.2.1), qui montre qu'une forte
proportion du cadmium ne se présente pas sous forme sulfurée. L'extraction sélective montre
en effet que seulement 15 % de cet élément se présente sous cette forme minérale. On peut
supposer, que des rejets industriels d'effluents liquides fortement chargés en cadmium dissous
(proportionnellement au zinc et au plomb) peuvent être à l'origine de ces fortes concentrations.
II1.2.4.5 Conclusion
Dans l'ensemble, cette étude a permis de montrer une grande diversité de répartition des
métaux. Cette diversité est probablement encore sous estimée. La pollution primaire (sulfures,
scories...) semble assez favorable à une extraction densimétrique, magnétique, ou pæ"
flottation. Ce ne semble pas être le cas de la pollution secondaire plus dispersée (trop petites
phases pour la flottation, particules non accessibles aux réactifs, densité moyenne faible...). Pæ”
conséquent, ces observations ne permettent pas de dégager un procédé de séparation physique
ou ph\ sico-chimique particulier. Néanmoins, quelques tendances favorables justifient de tester
un certain nombre d entre eux. Ainsi par exemple, la forte concentration du plomb sur les
fractions lourdes conduit à privilégier un traitement gravimétrique pour cet élément.
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