Sulfure
Nature de la phase
Figure 7 - "Spéciation" de trois métaux lourds dans les sédiments du profil 2
Dans un premier temps, on constate que les fractions échangeables et résiduelles contiennent
peu de métaux. Ces deux fractions ont des comportements très différents à l'égard des
polluants. Les métaux liés à la fraction échangeable sont facilement remobilisables. Dans le cas
présent, ce risque semble donc limité. Les métaux contenus dans la fraction résiduelle sont
considérés comme ayant une origine naturelle à 100 % (ROGER, 1988). Ils ne sont pas
relargables à l'échelle humaine.
Dans un second temps, on remarque que le zinc et le plomb ont des distributions très proches.
Ces métaux se répartissent équitablement entre les carbonates, les oxydes de fer et de
manganèse, les matières organiques et les sulfures. Le comportement du cadmium est
nettement différent. Il se localise en grande partie sur les oxydes de fer et de manganèse (65 à
80 % selon les profils). Les fractions liées aux carbonates, aux matières organiques et aux
sulfures sont peu importantes pour cet élément.
m.2.4.4 Bilans
III.2.4.4.1 Comparaison des deux méthodologies
Ces deux méthodologies de caractérisation conduisent à des résultats complémentaires qui ne
sont pas toujours faciles à interpréter. Plusieurs explications peuvent être avancées.
D'une part, le grand nombre de porteurs qui a été déterminé par les analyses minéralogiques
permet de penser que notre inventaire est encore probablement incomplet. Cette technique plus
laborieuse est cependant plus explicite. Elle permet de repérer visuellement les principales
phases polluées. Cela est particulièrement intéressant notamment lorsque des essais de
traitement sont prévus par la suite.
D'autre part, les extractions sélectives apportent une quantification intéressante de la
distribution des métaux sur les différents porteurs. Cependant, pour les matériaux, qui
présentent des porteurs spécifiques (scories...), cette technique est peu adaptée. En effet, il est
difficile de savoir quelle minéralisation a entraîné la dissolution de ces phases artificielles
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