Résultats (Analyse des grains denses) :
Dans un premier temps, la présence de nombreux sulfures a été confirmée dans la fraction
dense tels que la sphalérite, la chalcopynte, la galène et la pyrite. Ils expliquent en grande
partie les très fortes teneurs métalliques de cette fraction. Cependant, les contaminants
s'expriment aussi sous d'autres formes. Ainsi, les grains aciculaires noirs caractérisés par une
tête en forme de goutte et les sphères plus ou moins vitreuses sont également très riches en
métaux (Zn, Cu, Pb...). Au sein de ces particules, les métaux sont associés à une matrice
constituée de calcium, de potassium, de silice et d'aluminium, caractérisant vraisemblablement
des scories de fusion. La présence de fer, en concentration plus ou moins élevée, dans ces
grains, explique les tendances magnétiques de certains. On retrouve, parmi la fraction
ferromagnétique, une famille de particules se distinguant (en optique) très nettement par sa
coloration bleutée. Il s'agit du phosphate de fer hydraté (vivianite) en nodules de structure
radiale, précédemment identifié lors de l'analyse par diffractométrie des rayons X.
A ce stade de l'étude, le cadmium n'a pas été déterminé. Sa présence a simplement été
supposée sur un grain de chalcopyrite, sans certitude (spectre d'analyse). Néanmoins, la
sphalérite contient en moyenne 4 000 ppm de cadmium. La chimie de ces deux éléments est en
effet très proche (même colonne dans le tableau de Mendeleev, même valence (2)). On peut
donc supposer sa présence dans la sphalérite, sans qu'elle ne soit confirmée par le MEB en
raison de la limite de détection de l'appareillage utilisé (5 000 ppm).
Résultats (Analyse des grains légers) :
Sur la fraction légère, le zinc a été facilement déterminé. Il est associé à une matrice constituée
de calcium, de silice, de potassium, de soufre, de fer et de carbone. Les proportions variables
de ces éléments confèrent à ces grains des propriétés physiques diverses (éclat, couleur,
densité). Par ailleurs, une esquille métallique, très riche en cuivre et contenant de l'étain a été
observée dans cette fraction. La présence de cette particule plane est probablement due à un
piégeage par des particules organiques lors de la séparation par liqueur dense. En effet,
l'enchevêtrement des débris végétaux flottants à la surface de la liqueur dense constitue une
structure serrée qui favorise le piégeage des particules. Les esquilles à forme lamellaires sont
particulièrement exposées à ce type de problème.
Conclusion :
Au cours de ces travaux de caractérisation, deux grandes familles de porteurs métalliques ont
été rencontrées sur les fractions grenues. La première est constituée de nombreux sulfures La
seconde famille est représentée par une multitude de particules plus ou moins riches en métaux.
Ces particules prennent des apparences diverses en fonction de leur constitution. On note
cependant des formes aciculaires se terminant en gouttelettes, typique de scories de fusion.
Cette première phase de caractérisation a permis de déterminer les principaux porteurs
métalliques, à l'exception du cadmium. Cette reconnaissance visuelle de ces particules sera
particulièrement utile dans la suite de l'étude. En effet, les techniques de traitement vont
consister à récupérer ces porteurs métalliques (flottation, séparation gravimétrique...). Il est
donc envisageable de suivre directement 1 efficacité de ces récupérations en cours de
traitement, par simple observation sous binoculaire. Ainsi, cette méthode peut permettre de
déceler des tendances, qui resteront à confirmer par des analyses chimiques classiques.
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Dans un premier temps, la présence de nombreux sulfures a été confirmée dans la fraction
dense tels que la sphalérite, la chalcopynte, la galène et la pyrite. Ils expliquent en grande
partie les très fortes teneurs métalliques de cette fraction. Cependant, les contaminants
s'expriment aussi sous d'autres formes. Ainsi, les grains aciculaires noirs caractérisés par une
tête en forme de goutte et les sphères plus ou moins vitreuses sont également très riches en
métaux (Zn, Cu, Pb...). Au sein de ces particules, les métaux sont associés à une matrice
constituée de calcium, de potassium, de silice et d'aluminium, caractérisant vraisemblablement
des scories de fusion. La présence de fer, en concentration plus ou moins élevée, dans ces
grains, explique les tendances magnétiques de certains. On retrouve, parmi la fraction
ferromagnétique, une famille de particules se distinguant (en optique) très nettement par sa
coloration bleutée. Il s'agit du phosphate de fer hydraté (vivianite) en nodules de structure
radiale, précédemment identifié lors de l'analyse par diffractométrie des rayons X.
A ce stade de l'étude, le cadmium n'a pas été déterminé. Sa présence a simplement été
supposée sur un grain de chalcopyrite, sans certitude (spectre d'analyse). Néanmoins, la
sphalérite contient en moyenne 4 000 ppm de cadmium. La chimie de ces deux éléments est en
effet très proche (même colonne dans le tableau de Mendeleev, même valence (2)). On peut
donc supposer sa présence dans la sphalérite, sans qu'elle ne soit confirmée par le MEB en
raison de la limite de détection de l'appareillage utilisé (5 000 ppm).
Résultats (Analyse des grains légers) :
Sur la fraction légère, le zinc a été facilement déterminé. Il est associé à une matrice constituée
de calcium, de silice, de potassium, de soufre, de fer et de carbone. Les proportions variables
de ces éléments confèrent à ces grains des propriétés physiques diverses (éclat, couleur,
densité). Par ailleurs, une esquille métallique, très riche en cuivre et contenant de l'étain a été
observée dans cette fraction. La présence de cette particule plane est probablement due à un
piégeage par des particules organiques lors de la séparation par liqueur dense. En effet,
l'enchevêtrement des débris végétaux flottants à la surface de la liqueur dense constitue une
structure serrée qui favorise le piégeage des particules. Les esquilles à forme lamellaires sont
particulièrement exposées à ce type de problème.
Conclusion :
Au cours de ces travaux de caractérisation, deux grandes familles de porteurs métalliques ont
été rencontrées sur les fractions grenues. La première est constituée de nombreux sulfures La
seconde famille est représentée par une multitude de particules plus ou moins riches en métaux.
Ces particules prennent des apparences diverses en fonction de leur constitution. On note
cependant des formes aciculaires se terminant en gouttelettes, typique de scories de fusion.
Cette première phase de caractérisation a permis de déterminer les principaux porteurs
métalliques, à l'exception du cadmium. Cette reconnaissance visuelle de ces particules sera
particulièrement utile dans la suite de l'étude. En effet, les techniques de traitement vont
consister à récupérer ces porteurs métalliques (flottation, séparation gravimétrique...). Il est
donc envisageable de suivre directement 1 efficacité de ces récupérations en cours de
traitement, par simple observation sous binoculaire. Ainsi, cette méthode peut permettre de
déceler des tendances, qui resteront à confirmer par des analyses chimiques classiques.
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