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les forêts impraticables de la Colombie et du
Panama, mais par la mer. Le trajet était sans
doute facilité par l’île des Cocos, mais aussi par
d’autres îlots aujourd’hui disparus dans la mer.
La gigantesque chaîne de montagnes de la
Cordillère des Andes longe toute la côte pacifique
de l’Amérique. Le célèbre géologue soviétique
V. Biélooussov estime que ces montagnes ne
sont que la partie orientale non immergée d’un
énorme territoire dont la partie occidentale se
trouve au fond de l’océan. D’après lui, il fut
une époque où les montagnes sous-marines émergeaient de l’océan et où le Plateau Albatros était
au-dessus du niveau de la mer. Aujourd’hui il
n’en est resté que les îles Galapagos et la petite
île des Cocos, sommet de la chaîne sous-marine
des Cocos. Les recherches ont prouvé que cette
chaîne s’est enfoncée sous les eaux il y a relativement peu de temps.
Il est permis d’envisager que d’autres îlots
faisant partie de la même chaîne de montagnes
étaient utilisés par les Indiens comme balises
durant leur croisière en radeau sur les eaux de
l’océan. De plus, ces voyages pouvaient se
dérouler dans deux directions: vers le nord, de
la côte du Pérou et de l’Equateur au rivage de
l’Amérique centrale, où existaient les civilisations mayas et zapotèques, et vers l’ouest, vers
les îles de l’Océanie habitées par les Polynésiens.
Le problème étant posé, il appartient aux
explorations archéologiques d’hommes-grenouilles d’y donner une réponse. Les éruptions et les
terribles tremblements de terre, qui hantent cette
région du globe aussi bien sur la terre ferme que
dans les profondeurs océaniques, démontrent que
l’écorce terrestre y est restée sujette à de brusques
transformations jusqu’à nos jours.
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