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ties aujourd’hui sous les eaux du Pacifique leur
permettaient de s’orienter, ou même de faire
escale.
De la côte américaine à l’archipel des Galapagos s’étend la longue chaîne de montagnes sousmarines des Cocos, appelée ainsi à cause de
l’île des Cocos, seule partie non immergée. Cette
île est célèbre par ses trésors qui, d’après les
anciennes cartes et les vieux parchemins, sont
dissimulés dans ses grottes ou enterrés sur son
rivage. Cependant il est possible que des explorations sous-marines découvrent près de cette
« île au trésor » d’autres valeurs archéologiques.
Peut-être même que cette île, l’archipel des
Galapagos et d’autres îles et îlots de cette partie
de l’océan Pacifique ont servi d’escales aux
navigateurs indiens durant leurs croisières dans
les eaux du Grand océan.
Thor Heyerdahl consacre deux chapitres de
son dernier ouvrage les Aventures d'une théorie
à énumérer des arguments qui, de l’avis même
de l’auteur, confirment ces hypothèses. Des
traces du séjour des navigateurs indiens sur les
îles Galapagos ont été trouvées. Sur l’île des
Cocos les plantations de cocotiers créées probablement bien avant l’arrivée des Européens en
témoignent. Heyerdahl est d’avis que l’île
des Cocos, située sur la voie qui va de la République de l’Equateur au Guatémala constituait
une escale rêvée en pleine mer à la limite des
deux grandes civilisations, de l’Amérique précolombienne, celle des Andes, et celle d’Amérique
centrale. Actuellement les américanistes trouvent
toujours plus d’indices révélant des contacts dans
le passé entre ces deux foyers culturels. Ces
contacts n’ont probablement pas été établis
par voie de terre, car il aurait fallu traverser
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