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piques et du pôle, contribua à inspirer Darwin
lors de l’élaboration de sa théorie de l’évolution.
(Darwin visita ces îles pendant son voyage sur
le Beagle).
Les lianes des tropiques et les mousses du cercle
polaire, les oiseaux multicolores de la forêt
équatoriale et les mouettes de l’Antarctique ;
les perroquets et les pingouins ; les phoques qui
aiment le froid et les tortues géantes qui ne se
plaisent que dans la chaleur, tels sont quelquesuns des contrastes qu’offrent les îles Galapagos.
Pourtant les habitants les plus célèbres du monde
animal de l’archipel sont sans doute les iguanes,
lézards de grande taille ressemblant à des dragons.
Il y a longtemps on considérait que les îles
Galapagos étaient une sorte de réserve, où l’homme n’avait jamais mis le pied jusqu’à l’arrivée
des Européens. Mais tout récemment, on est
parvenu à la conclusion qu’aussi bien les naturalistes et les océanographes que les archéologues
pouvaient y découvrir des faits intéressants.
Les premiers à en faire la preuve furent des
botanistes. Parmi les plantes poussant dans
l’archipel ils découvrirent une série de variétés
obtenues et cultivées par les Indiens de la côte
nord-est du Pérou. A une certaine époque les
îles Galapagos étaient donc habitées.
Les fouilles archéologiques entreprises et dirigées par le célèbre explorateur norvégien Thor
Heyerdahl, capitaine du Kon-Tiki, confirmèrent
les suppositions des botanistes. Il s’avéra que
les îles Galapagos avaient été visitées de nombreux siècles avant les Européens.
L’expédition d’Heyerdahl découvrit sur les
îles Galapagos près de deux mille objets. Il
s’agit d’outils de pierre, de morceaux de jarres,
de vases et de vaisselle décorés. Ces objets repré6*
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