Bl
set‘, en admettant l’antériorité de l’écorce océanique, que la dépression géante de l’océan
Pacifique provienne de l’extraction d’une masse
de la surface de la Terre et de sa projection dans
l’espace sidéral. La quatrième hypothèse est,
pour sa part, romantique et attrayante, ce qui lui
valut de nombreux partisans qui estiment que la
dépression de l’océan Pacifique n’est pas autre
chose que la trace laissée par la Lune quand
elle se sépara de la Terre.
Malgré son lyrisme cette hypothèse est aujourd’hui réfutée par la plupart des savants, car elle
laisse dans l’ombre trop de faits et que trop de
données s’y opposent. Pourtant, aujourd’hui
encore, quelques enthousiastes tentent de la raviver, sans trop de succès, d’ailleurs. Les toutes
dernières données, l’analyse des échantillons prélevés sur la Lune, par exemple, montrent que
notre satellite est probablement composé de
minéraux différents, extra-terrestres.
Actuellement la majorité écrasante des océanographes et des géologues se partagent entre
deux hypothèses : ou bien (voir la case cinq de
notre tableau), l’écorce océanique fut la première
et les continents et les mers se seraient formés à
partir du sima (cette hypothèse est d’ailleurs
celle qu’adopte le professeur Menard, auteur du
tableau ; une des meilleures argumentations en sa
faveur fut fournie par le géologue soviétique
A. Vinogradov) ; où bien (voir la dernière case 6),
les dépressions océaniques, y compris la plus
considérable d’entre elles, celle de l’océan Pacifique, seraient le résultat d’un morcellement
graduel des continents. Des blocs d’écorce continentale furent dissous dans le basalte montant
des profondeurs de la Terre et cette écorce se
transforma en écorce océanique.
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