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américain Chubb parvint à la conclusion qu’il
avait existé à cet endroit à une certaine époque
un continent reliant l’Amérique du Sud à
l’Australie et allant peut-être même jusqu’à
l’Asie. Toutefois, Chubb précisa que l’engloutissement de la terre ferme s’était produit à une
époque très reculée, conclusion désolante pour
tous les partisans d’une Pacifide habitée. Durant
les derniers millénaires, l’île de Pâques ne s’est
pas affaissée d’un seul yard et, quoi qu’en dise
Brown, à l’époque où furent érigés ces monuments,
la ligne de la côte était aussi stable que de nos
jours.
La Querelle de la Pacifide n’est pas encore
terminée, bien que les savants connaissent la
structure du fond de l’océan Pacifique beaucoup
mieux aujourd’hui qu’au XIXe siècle ou au
début du XXe. Un grand nombre d’océanographes
et de géologues situent la grande dépression de
l’océan Pacifique à l’époque de la formation de
l’écorce terrestre. Pourtant, le continent de
l’océan Pacifique, la Pacifide, rencontre jusqu’à
présent ses défenseurs et ses partisans. Parmi
eux, nous pouvons citer le géographe soviétique
D. Panov, le géologue bulgare Mikhalovitch, le
zoologue et géographe soviétique G. Lindberg
ainsi que nombre de scientifiques étrangers et
soviétiques. Les recherches actuelles ont permis
de découvrir des minéraux d’origine continentale
ainsi que de noter, ce qui est plus important, la
relative fragilité de l’écorce continentale.
D’après D. Panov, ceci confirmerait la probabilité de l’existence d’un continent dans la
partie orientale de l’océan Pacifique.
Selon les partisans de la Pacifide, cette terre
aurait occupé, il y a des millions d’années, un
très grand espace, reliant l’Australie à l’Améri­
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