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cain par la Béringie il y a des milliers d’années.
Bien que son existence soit affirmée par les
géologues et les océanographes, il n’est pas prouvé
qu’elle ait pu servir de pont continental
entre l’Asie et le Nouveau Monde. C’est pourquoi l’existence d’une Béringie historique et non
pas seulement géologique n’est qu’une hypothèse
scientifique, même si elle n’est pas mise en doute
par la majorité des américanologues.
L’hypothèse que le peuplement du cinquième
continent ait eu lieu grâce à des isthmes, des
îles et des îlots aujourd’hui disparus est fort
probable, mais pas certaine. En effet, ni le
détroit de Torres ni les mers de l’Indonésie n’ont
livré de traces d’hommes préhistoriques. Les
sciences de la Terre témoignent de l’existence
passée, là où se trouvent actuellement des détroits
et des mers, d’une vaste étendue de terre ferme
reliant l’Australie, la Nouvelle-Guinée et la
Tasmanie, tandis que les îles de l’Indonésie
faisaient partie du continent asiatique. Le
Sahoul et la Sonde se sont séparés il y a 40 millions d’années, à une époque où non seulement
l’homo sapiens, mais même ses ancêtres, le
Néandertalien et le Pithécanthrope, n’avaient pas
encore fait leur apparition sur la Terre. C’est
d’ailleurs pourquoi un certain nombre de spécialistes estiment que le peuplement du cinquième continent n’a pas pu se produire par voie
de terre. Pourtant la majorité des savants pensent aujourd’hui que le tracé des côtes et la
répartition des espaces aquatiques et terrestres
étaient différents, durant la dernière période de
glaciation, dans cette partie du globe terrestre,
qu’ils ne le sont actuellement, et que, si ce n’est
un grand «pont» continental, au moins de
nombreux « petits ponts » reliaient l’Australie
cain par la Béringie il y a des milliers d’années.
Bien que son existence soit affirmée par les
géologues et les océanographes, il n’est pas prouvé
qu’elle ait pu servir de pont continental
entre l’Asie et le Nouveau Monde. C’est pourquoi l’existence d’une Béringie historique et non
pas seulement géologique n’est qu’une hypothèse
scientifique, même si elle n’est pas mise en doute
par la majorité des américanologues.
L’hypothèse que le peuplement du cinquième
continent ait eu lieu grâce à des isthmes, des
îles et des îlots aujourd’hui disparus est fort
probable, mais pas certaine. En effet, ni le
détroit de Torres ni les mers de l’Indonésie n’ont
livré de traces d’hommes préhistoriques. Les
sciences de la Terre témoignent de l’existence
passée, là où se trouvent actuellement des détroits
et des mers, d’une vaste étendue de terre ferme
reliant l’Australie, la Nouvelle-Guinée et la
Tasmanie, tandis que les îles de l’Indonésie
faisaient partie du continent asiatique. Le
Sahoul et la Sonde se sont séparés il y a 40 millions d’années, à une époque où non seulement
l’homo sapiens, mais même ses ancêtres, le
Néandertalien et le Pithécanthrope, n’avaient pas
encore fait leur apparition sur la Terre. C’est
d’ailleurs pourquoi un certain nombre de spécialistes estiment que le peuplement du cinquième continent n’a pas pu se produire par voie
de terre. Pourtant la majorité des savants pensent aujourd’hui que le tracé des côtes et la
répartition des espaces aquatiques et terrestres
étaient différents, durant la dernière période de
glaciation, dans cette partie du globe terrestre,
qu’ils ne le sont actuellement, et que, si ce n’est
un grand «pont» continental, au moins de
nombreux « petits ponts » reliaient l’Australie
