EPILOGUE
Il est évident qu’il existe des villes et des cités
englouties au fond des mers et des océans. Des
fouilles archéologiques sont actuellement en
cours sous les eaux de la mer Noire, de la Méditerranée, de la mer des Caraïbes et de la mer d’Azov ;
l’avenir nous apportera de nouvelles découvertes.
Mais il ne s’agit que du littoral, de régions de
faibles profondeurs et de hauts-fonds, et non des
profondeurs de l’océan.
Il est probable que les hommes préhistoriques
ont peuplé l’Australie, l’Amérique, une partie
de l’Océanie, les îles de Grande-Bretagne et
beaucoup d’autres îles en franchissant des ponts
continentaux et des îles aujourd’hui disparues.
Il est peu probable que l’Antiquité ait vu
disparaître, après la fin de la dernière glaciation,
de grandes étendues de terre ferme, peuplées
d’hommes d’un haut niveau de développement
culturel. Mais cela est possible} Les sciences
connaissent de nombreux exemples d’hypothèses se
révélant justes, si fantastiques et peu probables
qu’elles aient pu paraître au moment où elles
furent formulées. (Personne ne voulait croire
que les anciens textes linéaires de type B découverts en Crète et à Mycènes étaient écrits en
grec ; et pourtant cette hypothèse se révéla
juste.)
Les archéologues des fonds sous-marins devront
vérifier l’exactitude des hypothèses. Tant qu’une
étude détaillée n’a pas été faite, nous ne pouvons
parler que du degré de vraisemblance de ces
hypothèses.
jusqu’à présent, on n’a pas pu découvrir, au
fond’ du détroit de Bering ou de la mer des
Tchouktches, de traces laissées par les hommes
préhistoriques qui gagnèrent le continent améri-
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