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l’océan Atlantique. La mer Noire, le PontEuxin de l’Antiquité, n’est pas la seule à fournir une ample moisson aux archéologues. C’est
également le cas de la mer des Caraïbes, totalement inconnue des anciens géographes.
Le 7 juin 1692 la ville de Port-Royal, grand
centre du commerce anglais dans le Nouveau
Monde situé sur la côte méridionale de la Jamaïque, fut engloutie par les eaux de la mer des
Caraïbes en l’espace de quelques minutes. Près
des neuf dixièmes de la ville disparurent dans
l’abîme marin. Depuis lors les ruines de PortRoyal reposent toujours sous la mer. Pourtant
elles ne resteront plus longtemps immergées,
car on mène actuellement des fouilles archéologiques sous-marines de grande ampleur afin de
libérer la ville des flots.
Pour cela on établit autour du port une digue
de terre, et la vieille ville commence à émerger
peu à peu. Pendant ce temps les hommes-grenouilles recherchent les objets divers qui furent
engloutis avec les habitants. On a déjà remonté
à la surface des pièces de monnaie espagnoles,
de la vaisselle d’étain et de verre, des outils, des
ustensiles de cuisine, des pipes et même une
montre de gousset en argent absolument intacte
qui a permis de déterminer le moment où eut
lieu la catastrophe, soit 11 heures 43 minutes.
Les fouilles opérées dans la ville engloutie ne
sont que le début des explorations futures dans
la région de la mer des Caraïbes et prometteuses
d’un grand nombre d’éléments nouveaux qui
obligeront peut-être à reconsidérer toute une
série de problèmes relatifs au peuplement de
l’Amérique et aux origines des civilisations
précolombiennes ayant existé dans le Nouveau
Monde, La population autochtone des Antilles
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