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Tanaïs, édifié au IIIe siècle avant notre ère.
Cependant les vestiges d’une cité remontant
au VIIe siècle avant notre ère ont été retrouvés
au fond de la mer d’Azov, dans la région de la
ville actuelle de Taganrog. Ainsi, de hardis
marins étaient parvenus jusqu’à la partie la
plus orientale de l’océan Atlantique (la Méditerranée étant considérée comme une partie de
l’Atlantique, la mer Noire comme une partie
de la Méditerranée et la mer d’Azov à son tour
comme une partie de la mer Noire) il y a plus
de 2 500 ans. Cette découverte revêt une énorme
importance, car elle oblige à reconsidérer les
problèmes apparemment résolus des limites et
dates de l’implantation grecque dans le bassin
de la mer Noire et dans celui de la mer d’Azov.
Les géologues sont d’avis qu’à une certaine
époque les eaux de la mer d’Azov s’étendaient
jusqu’à la mer Caspienne et que la Crimée était
une île. Par la suite la superficie de la mer d’Azov
diminua considérablement, faisant place à des
étendues de terre ferme qui devaient à nouveau
disparaître sous les eaux. Dans l’Antiquité, la
mer d’Azov était appelée lac Maïotis, ce qui
nous permet de nommer Maïotide les terres
englouties sous ses eaux. Le fond de cette mer
recèle certainement les ruines de villes antiques
inondées en totalité ou partiellement, mais aussi
des vestiges de cités et de campements préhistoriques. En d’autres termes, nous avons une fois
de plus affaire au problème de la distinction
entre une Maïotide géologique et une Maïotide
historique. L’exploration du fond de la baie de
Soukhoumi offre également des perspectives
très engageantes.
Le mythe des Argonautes, navigateurs grecs
partis pour la Colchide, terre bénie des dieux et
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