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ges de l’Antiquité ou d’une période plus ancienne
encore, où fleurissait une civilisation insulaire
originale bien avant le début de la colonisation
grecque (qui date pourtant de plus de 2 500 ans).
Il semble que les eaux littorales de cette « île
aux trésors » archéologiques gardent de nombreuses
données de grande valeur pour la science.
C’est particulièrement le cas de la côte méridionale de la Sicile. On y a trouvé des restes de
navires naufragés, des amphores antiques, des
colonnes de marbre et des ruines d’un temple.
Encore plus au sud, dans le détroit de Tunisie
qui sépare la Sicile de l’Afrique, on a relevé la
présence de villes entières et de constructions
monumentales.
En 1958 R. Bucher, un Italien, découvrit
à une profondeur de trente mètres, près de la
petite île de Linosa, une muraille gigantesque
faite de grandes pierres taillées. Sur un des créneaux de la muraille, qui se prolonge jusqu’à
une profondeur de 60 mètres, se dresse une statue
en pierre de grande taille. Les explorations ont
montré qu’il s’agit de l’enceinte d’une ville
ancienne, mais de quelle ville? Certains savants
y reconnaissent le port antique d’Ephèze mentionné plus d’une fois dans les manuscrits anciens.
Pourtant il existe d’autres hypothèses, encore
plus alléchantes. Il faut tout d’abord noter que
l’île de Linosa, l’île Pantelleria, située à proximité, et l’île de Malte, la plus grande du détroit
de Tunisie, possèdent toutes des monuments bien
antérieurs à la fondation d’Ephèze. Cette dernière ville a en effet existé durant le IVe et le
IIIe siècle avant notre ère, alors que les civilisations insulaires de Malte, Pantelleria et Linosa
remontent aux IVe et IIIe millénaires avant notre
ère! Et il est parfaitement possible que la
ges de l’Antiquité ou d’une période plus ancienne
encore, où fleurissait une civilisation insulaire
originale bien avant le début de la colonisation
grecque (qui date pourtant de plus de 2 500 ans).
Il semble que les eaux littorales de cette « île
aux trésors » archéologiques gardent de nombreuses
données de grande valeur pour la science.
C’est particulièrement le cas de la côte méridionale de la Sicile. On y a trouvé des restes de
navires naufragés, des amphores antiques, des
colonnes de marbre et des ruines d’un temple.
Encore plus au sud, dans le détroit de Tunisie
qui sépare la Sicile de l’Afrique, on a relevé la
présence de villes entières et de constructions
monumentales.
En 1958 R. Bucher, un Italien, découvrit
à une profondeur de trente mètres, près de la
petite île de Linosa, une muraille gigantesque
faite de grandes pierres taillées. Sur un des créneaux de la muraille, qui se prolonge jusqu’à
une profondeur de 60 mètres, se dresse une statue
en pierre de grande taille. Les explorations ont
montré qu’il s’agit de l’enceinte d’une ville
ancienne, mais de quelle ville? Certains savants
y reconnaissent le port antique d’Ephèze mentionné plus d’une fois dans les manuscrits anciens.
Pourtant il existe d’autres hypothèses, encore
plus alléchantes. Il faut tout d’abord noter que
l’île de Linosa, l’île Pantelleria, située à proximité, et l’île de Malte, la plus grande du détroit
de Tunisie, possèdent toutes des monuments bien
antérieurs à la fondation d’Ephèze. Cette dernière ville a en effet existé durant le IVe et le
IIIe siècle avant notre ère, alors que les civilisations insulaires de Malte, Pantelleria et Linosa
remontent aux IVe et IIIe millénaires avant notre
ère! Et il est parfaitement possible que la
