La découverte du Pacifique
Fin novembre 1520 les trois vaisseaux rescapés
de la flotte de Magellan franchirent un détroit
resserré et dangereux et débouchèrent dans des
eaux inconnues. C’est là, quelque part au sudouest, que devaient se trouver les îles Moluques,
les célèbres îles aux Epices, but de l’expédition.
Pendant deux mois les navires de Magellan firent
voile sur une mer infinie. L’océan était étonnamment tranquille et calme, et les navigateurs le
nommèrent Pacifique, nom qui est resté jusqu’à
nos jours à la plus grande étendue d’eau de notre
planète.
Enfin, le 24 janvier 1521, ils virent pour la
première fois la terre ferme, un minuscule îlot
inhabité. Dix jours plus tard ce fut une autre
île infertile. Et c’est seulement le 6 mars, après
trois mois et vingt jours de navigation en eaux
inconnues, que les hardis navigateurs, épuisés par
la faim et la soif, virent enfin une terre habitée,
l’île de Guam. Voilà comment les Européens
découvrirent un monde nouveau, original et
surprenant, l’Océanie.
Les frégates espagnoles, hollandaises, anglaises, françaises et russes commencèrent alors à
sillonner les eaux du Grand océan, en portant sur
les cartes de nouveaux univers insulaires. Aux
géographes succédèrent les savants des disciplines les plus diverses, comme l’océanographie, la
botanique, la zoologie, la météorologie, la géologie, la linguistique, le folklore, l’anthropologie,
et tous entreprirent l’étude de l’immense océan
Pacifique et de ses îles. Mais c’est seulement de
nos jours que ces études ont pris leur véritable
extension, quatre siècles plus tard.
Les capitaines qui découvrirent les îles de
Précédent

- 28/336

Suivant