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une autorité indiscutable par la plupart des
géographes du monde antique. Les notions géographiques de l’auteur de YOdyssée reflétaient
plus ou moins clairement les connaissances de
l’époque mycénienne qui précéda l’apogée classique de la culture grecque. Mieux encore, selon
le professeur soviétique I. Tronsky, grand connaisseur de l’Antiquité, il est très probable que
l’histoire d’Ulysse contient quelques échos d’une
réalité historique plus ancienne que la civilisation de l’époque mycénienne.
Tentons d’esquisser ici les « sédiments historiques » se reflétant dans les cartes médiévales.
Premièrement, nous avons les notions géographiques des auteurs mêmes de ces cartes, personnes du Moyen Age, enclins à laisser libre cours à
leur imagination, à croire et à inventer des contes
féériques. Deuxièmement, nous avons affaire
aux travaux des cartographes et des géographes
arabes, qui étaient connus des savants médiévaux. Troisièmement, les connaissances nous
sont parvenues de l’Antiquité. Quatrièmement,
ce sont les acquis de marins phéniciens qui
n’étaient d’ailleurs pas très enclins à en faire
part, préférant raconter des horreurs et des mensonges sur l’Atlantique. Cinquièmement nous
avons la géographie d’Homère se basant, sixième
point, sur la « géographie mycénienne » créée
quelques siècles avant l’âge d’or du classicisme
grec. Enfin, nous disposons des renseignements
géographiques des marins crétois, maîtres et
prédécesseurs des Grecs mycéniens. Ainsi
l’origine des îles légendaires mentionnées sur
les cartes du Moyen Age remonte à une lointaine antiquité. Ces îles étaient-elles bien légendaires à cette époque ou bien ont-elles vraiment
existé ?
une autorité indiscutable par la plupart des
géographes du monde antique. Les notions géographiques de l’auteur de YOdyssée reflétaient
plus ou moins clairement les connaissances de
l’époque mycénienne qui précéda l’apogée classique de la culture grecque. Mieux encore, selon
le professeur soviétique I. Tronsky, grand connaisseur de l’Antiquité, il est très probable que
l’histoire d’Ulysse contient quelques échos d’une
réalité historique plus ancienne que la civilisation de l’époque mycénienne.
Tentons d’esquisser ici les « sédiments historiques » se reflétant dans les cartes médiévales.
Premièrement, nous avons les notions géographiques des auteurs mêmes de ces cartes, personnes du Moyen Age, enclins à laisser libre cours à
leur imagination, à croire et à inventer des contes
féériques. Deuxièmement, nous avons affaire
aux travaux des cartographes et des géographes
arabes, qui étaient connus des savants médiévaux. Troisièmement, les connaissances nous
sont parvenues de l’Antiquité. Quatrièmement,
ce sont les acquis de marins phéniciens qui
n’étaient d’ailleurs pas très enclins à en faire
part, préférant raconter des horreurs et des mensonges sur l’Atlantique. Cinquièmement nous
avons la géographie d’Homère se basant, sixième
point, sur la « géographie mycénienne » créée
quelques siècles avant l’âge d’or du classicisme
grec. Enfin, nous disposons des renseignements
géographiques des marins crétois, maîtres et
prédécesseurs des Grecs mycéniens. Ainsi
l’origine des îles légendaires mentionnées sur
les cartes du Moyen Age remonte à une lointaine antiquité. Ces îles étaient-elles bien légendaires à cette époque ou bien ont-elles vraiment
existé ?
