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Seychelles? Comment se fait-il, dans ce cas, qu’aucune trace d’ancienne civilisation n’ait été relevée
sur les îles Seychelles? La réalité donnera peutêtre raison aux océanographes qui pensent que
cette partie de l’océan Indien est une région de
transition, très ancienne, mais qui n’a pas achevé
son développement? Dans cette hypothèse le
microcontinent des Seychelles ne serait pas un
pays englouti, mais bien une partie du fond de
l’océan qui ne serait pas parvenue au stade de
terre ferme. Nous ne sommes actuellement pas
en mesure de répondre, dans quelque sens que ce
soit, à ces questions. Il nous faut attendre les
résultats des recherches géophysiques et océanographiques dont l’océan Indien fait l’objet et qui
n’en sont qu’à leurs débuts.
Le nord-ouest de l’océan Indien se distingue par
la complexité de son relief. Les mouvements de
l’écorce terrestre sont loin d’y être calmés, ce
dont témoignent les éruptions volcaniques et les
tremblements de terre dont cette région est le
théâtre. Il est donc parfaitement compréhensible
que cette région attire de nos jours l’attention des
océanographes, des géologues et des géophysiciens.
Un grand nombre d’entre eux considèrent que
l’histoire du développement du nord-ouest de
l’océan Indien se distingue nettement de la partie
restante. Les massifs de granit de l’Afrique orientale, de la péninsule Arabique et de l’Hindoustan
se prolongent sous les eaux de l’océan Indien.
Les zoologues ont depuis longtemps noté de
grandes similitudes entre le monde animal de l’île
de Madagascar et celui de l’Hindoustan. Wegener
et les autres mobilistes sont d’avis que ces analogies indiscutables sont dues au fait qu’à une
certaine époque, Madagascar et l’Inde étaient
voisines, faisant partie du précontinent du Gond-
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