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des îles tropicales correspond à la réalité et
l’auteur ne s’est sûrement pas risqué, pour rendre
plus authentique son récit, à une affabulation aussi
invraisemblable pour des hommes de l’Antiquité.
Chez le même Diodore, nous lisons la description des trois îles Panhaï découvertes dans l’océan
Indien par le navigateur Eugémère ; ces îles,
extraordinairement fertiles, sont habitées par des
animaux variés. Les villes y sont nombreuses et
les habitants, « fort belliqueux, ont en usage des
chars de guerre de tradition antique. Administrativement, ils sont divisés en trois catégories :
les prêtres auxquels sont joints les artisans, les
cultivateurs et, dans la troisième, les guerriers
et les pâtres. Les prêtres sont omnipotents, règlent les différends et dirigent les affaires publiques... Rien n’appartient en propre aux gens,
sauf leur maison et leur jardin ; tous les revenus
sont donnés aux prêtres qui les répartissent selon
la justice, donnant à chacun sa part, seuls les prêtres reçoivent le double ».
Suivant le professeur Thomson, la description
de ces îles et de leurs habitants est faite en termes
mesurés ce qui confère un aspect de véracité à
la découverte d’Eugémère. Pourtant Thomson
est d’avis que les îles Panhaï sont une pure invention, car Eugémère « puise les détails pittoresques
de ses descriptions là où il lui plaît et, entre autres,
à Geylan ».
D’après la majorité des historiens des découvertes géographiques, Geylan était connu du monde antique sous le nom de « Taprobana ». Pourtant de nombreux détails dans les descriptions de
l’île de Taprobana ne correspondent pas à ce que
nous savons de Geylan. L’île de Taprobana est
mentionnée très tôt, dans des documents antiques
très anciens; Hipparque souligne que nul n’a
des îles tropicales correspond à la réalité et
l’auteur ne s’est sûrement pas risqué, pour rendre
plus authentique son récit, à une affabulation aussi
invraisemblable pour des hommes de l’Antiquité.
Chez le même Diodore, nous lisons la description des trois îles Panhaï découvertes dans l’océan
Indien par le navigateur Eugémère ; ces îles,
extraordinairement fertiles, sont habitées par des
animaux variés. Les villes y sont nombreuses et
les habitants, « fort belliqueux, ont en usage des
chars de guerre de tradition antique. Administrativement, ils sont divisés en trois catégories :
les prêtres auxquels sont joints les artisans, les
cultivateurs et, dans la troisième, les guerriers
et les pâtres. Les prêtres sont omnipotents, règlent les différends et dirigent les affaires publiques... Rien n’appartient en propre aux gens,
sauf leur maison et leur jardin ; tous les revenus
sont donnés aux prêtres qui les répartissent selon
la justice, donnant à chacun sa part, seuls les prêtres reçoivent le double ».
Suivant le professeur Thomson, la description
de ces îles et de leurs habitants est faite en termes
mesurés ce qui confère un aspect de véracité à
la découverte d’Eugémère. Pourtant Thomson
est d’avis que les îles Panhaï sont une pure invention, car Eugémère « puise les détails pittoresques
de ses descriptions là où il lui plaît et, entre autres,
à Geylan ».
D’après la majorité des historiens des découvertes géographiques, Geylan était connu du monde antique sous le nom de « Taprobana ». Pourtant de nombreux détails dans les descriptions de
l’île de Taprobana ne correspondent pas à ce que
nous savons de Geylan. L’île de Taprobana est
mentionnée très tôt, dans des documents antiques
très anciens; Hipparque souligne que nul n’a
