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lamie. Ne doit-on pas conclure de tout cela qüe
la civilisation de l’Inde, de la Mésopotamie et
peut-être de l’Elam et de l’Egypte provient d’un
«foyer» mystérieux et inconnu? Les porteurs
de cette civilisation étaient de peau noire et parlaient des langues dravidiennes. Les anciennes légendes des Dravidiens racontent que leur patrie
était la Lémurie, qui se trouve actuellement au
fond de l’océan Indien.
Dans ce cas il faudrait rechercher des traces de
ce pays légendaire non seulement parmi les documents indiens, mais aussi dans les textes sumériens. Evidemment il n’est pas nécessaire que ce
pays soit nommé Lémurie, Nawalam, Tamalayam
ou Continent du Sud. Son nom a pu être changé
par les Sumériens (n’ont-ils pas transformé le nom
Enki oubaïdien en Ea?). De plus, les noms dravidiens du continent disparu remontent au MoyenAge et ont pu eux-mêmes être considérablement
altérés.
Le dieu Ea, ou Enki, le « Poséidon de Mésopotamie », a donné la science aux hommes d’Eridu. Enki lui-même habitait un pays nommé
Dilmun, où n’existaient ni la maladie, ni la
mort, où coulaient des sources d’eau pure et où
les hommes menaient une vie heureuse et sans
soucis.
Il n’est pas difficile de deviner qu’il s’agit ici
du paradis des Sumériens, une Terre Promise qui
servit d’ailleurs de modèle au paradis biblique.
Tout semble donc clair : le Dilmun est un pays
mythique qui n’a jamais existé. Pourtant la réalité est tout autre! En effet, des livres de marchands de Mésopotamie très antiques mentionnent des « navires venus du Dilmun ». De plus,
des documents assyriens ultérieurs évoquent un
roi du Dilmun du nom d’Uperi, qui payait un
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