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toulou et le tamile. Cela incite à penser que les
anciens Sumériens avaient donné le nom de Meloukkha à l’Inde dravidienne.
Vraisemblablement, les navires du Meloukkha
ne se contentaient pas de naviguer jusqu’aux rives
du golfe Persique et visitaient également d’autres
pays, l’Arabie et peut-être même l’Egypte.
Parmi les nombreux dessins trouvés sur les
roches de la Haute-Egypte, dans la région riveraine de la mer Rouge, il y a des images de navires totalement différents de ceux que les anciens
Egyptiens utilisaient sur le Nil. A Djebel-El Arak,
localité située sur le bord de la mer Rouge, à
l’endroit précis où commençait la route vers la
vallée du Nil, en suivant le cours du WadiHammamat aujourd’hui tari, on a découvert un
manche de couteau évoquant un combat naval
entre des hommes navigant sur des barques basses en papyrus telles qu’on les utilise sur le Nil
et des hommes montés sur des navires a la proue
et à la poupe relevées.
D’abord de nombreux spécialistes pensèrent
que les navires étrangers représentés sur les roches de la Haute-Egypte, à proximité de la mer
Rouge, étaient les navires des anciens Sumériens.
Mais, d’après l’analyse des dernières découvertes,
l’archéologue indien S. Rao a suggéré d’attribuer une autre origine aux voyageurs étrangers.
Ils proviendraient de l’Inde dravidienne, le pays
de la civilisation protoindienne. Cependant les
mystérieux navires sont peut-être arrivés dans
le golfe Persique et les ports sumériens des bords
du golfe Arabique et de la mer Rouge en venant
d’une autre contrée? Le pays de Magan serait alors
le pays des Protoindiens, et le Meloukkha, situé
plus au sud, aurait été englouti par les eaux de
l’océan Indien et n’existe plus aujourd’hui.
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