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mis, écrit Ernest Mackay dans son ouvrage
Early Indus civilizations. Cet être mi-homme,
mi-taureau ressemble étonnamment à un demidieu ou héros sumérien, ce qui indique apparemment qu’il existait une lointaine parenté entre
certaines croyances de l’une et de l’autre culture.
Peut-être même un troisième pays, avec lequel les
habitants de la Sumérie et ceux de la vallée de
l’Indus entretenaient jadis d’étroites relations,
a-t-il servi d’intermédiaire entre ces deux cultures.»
Les données de la linguistique, de l’archéologie et de l’histoire des religions ne sont pas les seules à envisager une parenté entre les premiers
habitants de la Mésopotamie et les Protoindiens.
L’anthropologie confirme également cette thèse:
la plupart des crânes des Protoindiens sont identiques aux crânes des Oubaïdiens. Dans les ruines
de Mohenjo-Daro, les archéologues sont parvenus
à découvrir une magnifique statue, qu’ils ont nommée « le portrait d’un prêtre ». Le visage de
ce prêtre ressemble jusque dans ses moindres détails aux visages des statues antiques de Mésopotamie.
De nombreux savants, parmi lesquels Samuel
Kramer, un des meilleurs spécialistes de la langue
sumérienne, pensent que la culture protoindienne
fut fondée par des Oubaïdiens qui quittèrent la
Mésopotamie, fuyant les envahisseurs sumériens
et vinrent s’établir dans la vallée de l’Indus.
Cependant il est possible que les traits indiquant
une parenté ancienne entre les habitants de Mésopotamie et de l’Hindoustan s’expliquent par l’origine commune des civilisations protoindienne et
oubaïdienne, leur lieu d’origine n’étant alors ni
l’Inde et ni la Mésopotamie, mais une troisième
contrée.
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