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Bientôt la théorie de Haeckel fut confirmée
de manière éclatante. Le médecin hollandais
Eugène Dubois trouve des ossements de pithécanthrope dans l’île de Java. Par la suite, des restes
de « singes-hommes » sont découverts en Afrique
et dans l’Inde. Cependant, il serait prématuré de
considérer ces découvertes comme preuves indiscutables de l’existence d’une Lémurie réunissant
des continents et s’étendant depuis l’Afrique jusqu’à l’Inde et l’Asie du Sud-Est.
Le prestige et l’autorité de tous les savants que
nous avons nommés ne font aucun doute. Pourtant leurs théories ne reposaient que sur la science
du XIXe siècle, et depuis, la géologie, la paléoanthropologie, l’océanographie et la zoologie ont
accumulé de dizaines et de centaines de faits nouveaux; ces sciences disposent désormais d’instruments et de moyens modernes que les savants du
siècle passé ne pouvaient même pas imaginer.
Voyons maintenant comment la science moderne
entrevoit-elle le lien de la Lémurie avec les origines de l’humanité.
En Union Soviétique, dans une récente monographie intitulée La nature de la Terre et l'origine
de l'hommeY. Réchétov se fonde sur les toutes dernières découvertes de la géologie, de la paléoanthropologie et de la paléontologie, pour en conclure de façon convaincante que la Lémurie, partie orientale du Gondwana, a joué un rôle important au cours de la promotion de la première
humanité.
D’après Réchétov, la Lémurie occupait, il y
a près de 100 millions d’années, l’emplacement
où se trouve actuellement la dorsale centrale de
l’océan Indien, englobant les principaux archipels, ainsi que les îles de Madagascar et de Ceylan, la presqu’île de l’Hindoustan et la région du
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