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lement comment était l’océan Indien à cette époque, s’il était absorbé, tout au moins en partie,
par le continent de Gondwana ou s’il est toujours
resté tel que nous le connaissons, éternel et inchangé dans ses limites principales.
Nous nous heurtons ici de nouveau au problème
de l’antériorité de l’écorce terrestre de type continental ou de type océanique. Nous avons déjà
parlé des discussions entre géologues et océanographes au sujet de l’origine de l’océan Pacifique.
Le Gondwana et l’océan Indien sont l’objet de
discussions encore plus passionnées. Les savants
qui étudient la structure de notre planète se divisent en adeptes du « fixisme » et du « mobilisme ».
D’une façon générale, on considère que le géophysicien, astronome, météorologue et explorateur
polaire allemand Alfred Wegener est le « père
du mobilisme », bien que le savant russe E. Bykhanov ait émis des idées similaires près d’un
demi-siècle auparavant. Il est vrai que Wegener
possédant une érudition plus vaste et se fondant
sur les données plus modernes a pu argumenter
plus en détail l’hypothèse essentielle du mobilisme qui repose sur la notion de « continents flottants ».
L’ouvrage de Wegener intitulé L'origine des
continents et des océans provoqua une marée de
discussions qui se poursuivent jusqu’à nos jours.
Suivant Wegener, les terres fermes ont été réunies
en un seul continent, le Pangée. Par la suite,
grâce à l’influence des forces d’attraction de la
Lune et du Soleil et des processus violents qui
se déroulent dans les profondeurs de la Terre, ce
continent primaire se divisa en deux sous-continents, la Laurasie dans l’hémispère Nord comprenant l’Europe, l’Amérique du Nord et la plus
grande partie de l’Asie, et le Gondwana dansl’hé10-0202
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