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mes appartenant à deux autres grandes races, la
race blanche et la race mongolique. Il est vrai
qu’il existe ici aussi des infiltrations de race équatoriale : la partie centrale de l’Inde abrite encore
des tribus négroïdes, les Moundas, qui habitèrent les premiers cette région, dans le sud de l’Inde ce sont les Dravidiens dont l’origine reste une
énigme scientifique. Les Tamiles, peuplade dravidienne dotée d’une culture originale font l’objet
de discussions spéciales.
Différents pays et même différents continents
furent proposés comme étant la patrie des Tamiles.
Les Tamiles eux-mêmes, ou plutôt leurs historiens,
estiment que le Tamalayam ou patrie des Tamiles se trouvait, il y a très longtemps de cela, dans
la partie méridionale de la grande île de Navalam
qui fut la première terre à apparaître près de
l’Equateur. C’est là qu’existait la Lémurie, continent disparu, ancien berceau d’une grande civilisation.
Les savants tamiles considèrent la Lémurie
comme un saillant septentrional du Gondwana,
immense continent actuellement englouti par
l’océan Indien.
D’autres légendes indiennes mentionnent un
pays nommé Ruta et un pays du nom de Daïtya
également engloutis...
Les géologues supposent qu’un énorme pont de
terre ferme existait à une certaine époque, réunissant l’Inde et l’Afrique. La longue et abrupte
terrasse que forment les monts Ghâtes qui séparent l’Inde de l’océan suffit à imposer l’idée d’un
affaissement du sol d’une grande ampleur. La
lave s’étend jusqu’à une profondeur d’un kilomètre environ : il est possible que le fond de la
mer ait été jadis de la terre ferme et que les monts
Ghâtes se soient élevés, tandis que cette terre fer­
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